ALGÉRIE
20/10/2015 13h:42 CET | Actualisé 20/10/2015 13h:42 CET

La journaliste hongroise qui a frappé un réfugié va le poursuivre pour faux témoignage

Le 8 septembre, une journaliste hongroise, Petra Laszo, avait frappé des migrants qui fuyaient un cordon policier à Roszke dans le sud de la Hongrie. Une scène filmée qui avait rapidement fait le tour du monde et qui avait valu à la journaliste un licenciement rapide de la chaîne de télévision où elle travaillait, N1TV.

Plus de 40 jours après les faits, Petra Laszo, qui s'était déjà justifiée entre temps sur son comportement ce jour-là, annonce qu'elle va poursuivre Facebook ainsi que le réfugié syrien qu'elle avait fait trébucher, Osama Abdul Mohsen, qui tenait alors son fils dans les bras.

Dans une interview pour le site russe d'informations LIFEnews, la journaliste explique qu'elle entend attaquer le réseau social "sur le droit de protection à son honneur et à sa dignité". La vidéo de l'incident avait énormément circulé sur Facebook (mais aussi d'autres sites et réseaux sociaux, NDLR), sans jamais être retirée.

"Une question d'honneur"

Petra Laszo souhaite aussi poursuivre le réfugié Osama Abdul Mohsen, qu'elle accuse d'avoir changé son témoignage. Selon elle, celui-ci avait d'abord accusé la police de l'avoir fait chuter lors de l'opération menée à Roszke, avant de modifier sa version des faits et de retourner cette accusation sur elle.

"Mon mari veut que l'on prouve mon innocence. Pour lui, c'est désormais une question d'honneur", explique la jeune femme à LIFEnews, qui estime que l'histoire a été considérablement gonflée après la diffusion des images.

Une dizaine de jours après les faits, Osama Abdul Mohsen, sans doute l'un des réfugiés syriens les plus médiatisés depuis le début de la crise migratoire en Europe, était arrivé en Espagne, après l'invitation d'une école d'entraîneurs de football dans la banlieue de Madrid. L'homme a pu obtenir cette opportunité grâce à son passé d'entraîneur d'une équipe de première division en Syrie.

Comme il l'explique cette semaine dans la vidéo ci-dessous, Osama bénéficie d'une maison sur place, mais sa famille n'est pas au complet en Espagne, son épouse et deux autres de ses enfants censés le rejoindre n'ayant pas pu encore lui donner de nouvelles:

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