ALGÉRIE
19/10/2015 08h:26 CET | Actualisé 19/10/2015 12h:06 CET

Début de production en 2016 de l'usine de Sanofi de Sidi Abdallah

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Le groupe pharmaceutique français Sanofi débutera la production à Sidi Abdellah près d'Alger en 2016. Plus de deux années après la pose de la première pierre du complexe industriel de Sidi Abdellah le 26 septembre 2013, le site va entrer en production en 2016.

Annoncé comme le plus important site industriel en Afrique et au Moyen Orient, Pierre Labbé, le directeur général de Sanofi Algérie a indiqué que le lancement de la production se fera "en conformité avec l’accord du Conseil national de l'‘investissement (CNI) délivré en février 2011, Sanofi s’est engagé à mettre ce site en exploitation avant la fin du mois de janvier 2017, et sauf cas de force majeure, cet engagement sera tenu''.

Dotée d'une capacité de production de 100 millions d'unités par an sur 100 spécialités pharmaceutiques, et un potentiel de distribution de 240 spécialités pharmaceutiques différentes, ''sa production sera dédiée à la fabrication des médicaments destinés au marché algérien et peut-être même à l’exportation à l’avenir'', a-t-il jouté.

En Algérie, la société occupe déjà une part de marché de 14% en volume et en valeur et elle compte améliorer cette position avec le futur complexe industriel représentant un investissement de 6,6 milliards de dinars, soit 65 millions d’euros au taux de change de 2013, a jouté le DG-Algérie de Sanofi.

Il a également affirmé que cet investissement consacre l’engagement de Sanofi en Algérie depuis presque 25 ans, après le lancement de la première usine du groupe en 1991.

En plus des 860 collaborateurs actuels dont seulement cinq expatriés, le projet permettra la création de 133 nouveaux emplois directs et participera au transfert de savoir-faire pour la fabrication locale.

A terme, 80% des volumes distribués par Sanofi Algérie seront produits localement, principalement les formes sèches et liquides, destinées entre autres pour le diabète et l’hypertension, a détaillé M. Labbé lors d’un point de presse en marge de cette visite, ''soit autant de médicaments qui ne seront plus importés''.

Le DG de Sanofi-Algérie a par ailleurs rappelé l’existence d’un accord de partenariat avec la direction de la prévention du ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière dans le cadre de la sensibilisation et du dépistage de l’hypertension artérielle, du diabète et de l’hyperlipémie et des facteurs de risques communs.

''On estime le nombre d'hypertendus en Algérie à 4,4 millions d'individus, dont 1,5 million ne sont pas diagnostiqués. Les diabétiques représentent une population de 1,8 millions de personnes dont 53% ne sont pas diagnostiquées'', a-t-il jouté.

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