ALGÉRIE
15/10/2015 03h:53 CET | Actualisé 15/10/2015 03h:53 CET

Syrie: Russes et Américains proches d'un accord pour éviter des incidents aériens

AFP

Les forces du régime syrien ont lancé mercredi une vaste opération pour repousser les rebelles des environs de Damas, tandis que Russes et Américains se rapprochent d'un accord pour éviter des collisions entre leurs avions dans le ciel de Syrie.

Les dirigeants des 28 pays membres de l'UE, débordée à sa frontière orientale par l'afflux de réfugiés syriens, se réuniront une nouvelle fois en sommet jeudi pour tenter de tarir les flux migratoires à la source et tenter de convaincre la Turquie, voisine de la Syrie, d'accueillir encore plus de réfugiés que les deux millions se trouvant déjà sur son sol.

Un protocole d'accord entre Américains et Russes sur l'occupation du ciel syrien pourrait être "signé et appliqué dans les prochains jours", a déclaré un responsable américain de la Défense après une troisième séance de discussion par vidéoconférence entre les deux parties
.

"Nous constatons le rapprochement de nos positions sur les points clés du futur document", a de son côté indiqué le ministère russe de la Défense.

Alliée du président syrien Bachar al-Assad, la Russie a commencé le 30 septembre à bombarder par les airs les groupes terroristes en Syrie, en référence à tous ceux qui s'opposent au régime, jihadistes du groupe Etat islamique (EI) aussi bien que rebelles.

Moscou a affirmé mercredi avoir frappé 40 "cibles terroristes" au cours des dernières 24 heures dans les provinces d'Alep (nord), Idleb (nord-ouest), Lattaquié (nord-ouest), Hama (centre) et Deir Ezzor (est).

La multiplication des raids accroît les risques d'incidents entre les chasseurs russes et les avions de la coalition menée par les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux, comme le Royaume-Uni et la France, contre l'EI.

Moscou et Washington ont ainsi confirmé qu'au moins un avion russe et un engin de la coalition s'étaient retrouvés à quelques kilomètres à peine l'un de l'autre samedi.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a appelé mercredi Washington et Moscou à éviter que leur engagement en Syrie ne dégénère en conflit russo-américain.

Mise en garde d'Ankara

Dans un conflit rendu très complexe par la multitude des acteurs, la Turquie a en outre mis en garde les deux grandes puissances, la Russie et les États-Unis, contre toute aide aux Kurdes, la bête noire d'Ankara, qui tiennent tête à l'EI dans le nord de la Syrie.

Les ambassadeurs des États-Unis et de la Russie à Ankara avaient été convoqués mardi par les autorités turques pour les mettre en garde contre toute aide aux combattants kurdes syriens dans le cadre de leurs opérations contre l'EI.

Ankara considère en effet le Parti de l'union démocratique (PYD, Kurdes de Syrie) comme un parti "frère" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène la guérilla depuis 1984 contre ses forces de sécurité sur son territoire.

Le Pentagone avait annoncé lundi avoir largué des munitions aux milices du PYD dans le nord de la Syrie.

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution, unité d'élite de l'armée iranienne, ont annoncé la mort de deux de leurs colonels en Syrie.

Plusieurs compagnies aériennes comme Cathay Airways ou Air India ont suspendu ou modifié leurs vols au-dessus de l'Iran et de la mer Caspienne, après un bulletin de l'Agence européenne de sécurité aérienne émis le 9 octobre au sujet de tirs de missiles russes depuis la Caspienne vers la Syrie.

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