MAROC
12/10/2015 10h:00 CET | Actualisé 12/10/2015 12h:04 CET

Un Français d'origine marocaine handicapé débarqué d'un vol Marrakech-Metz de la compagnie aérienne belge Jetairfly

Une compagnie aérienne belge refuse d'embarquer un handicapé marocain
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Une compagnie aérienne belge refuse d'embarquer un handicapé marocain

HANDICAP - Un homme de 20 ans, souffrant d'une myopathie et lourdement handicapé, qui avait été débarqué vendredi d'un vol Marrakech-Metz de la compagnie belge Jetairfly, va être rapatrié en France par celle-ci, a-t-on appris lundi auprès de sa famille et de la compagnie.

Mohamed Kanbour, qui voyageait avec ses parents, avait déjà pris place dans l'avion de Jetairfly qui devait le ramener chez lui en Moselle quand le pilote avait exigé qu'il sorte, faute de pouvoir présenter un certificat médical. Selon sa famille, le commandant de bord avait considéré que son appareil respiratoire pouvait constituer un "objet dangereux". Le jeune homme et ses parents ont annoncé leur intention de porter plainte, en France et au Maroc.

"Nous sommes sincèrement désolés de ce qui s'est passé. Une enquête est menée en interne.", a déclaré la porte-parole de la compagnie aérienne belge, Florence Bruyère, à l'AFP.

Depuis vendredi, le jeune homme et ses parents étaient hébergés chez des parents au Maroc, dans l'attente d'une solution de rapatriement.

Jetairfly avait indiqué samedi, via un message sur Facebook transmis à l'AFP, que "le refus d'embarquement (était) lié à la législation internationale en matière de transport d'objets dangereux que le commandant a appliquée pour des raisons de sécurité".

L'agence de voyages, qui a vendu les billets d'avion à la famille, qui vit à Hombourg-Haut en France, a assuré avoir fourni tous les justificatifs demandés concernant le fauteuil roulant et l'appareil respiratoire avec lequel le jeune homme avait embarqué. "Nous prendrons nos responsabilités. Nous avons besoin de comprendre ce qu'il s'est passé. Mais pour l'heure, notre priorité est de permettre à cette famille de rentrer en France", a dit lundi la porte-parole de la compagnie. "Nous avons besoin de savoir s'il y a eu un problème au niveau de l'agence de voyages ou à notre niveau", a-t-elle ajouté.