MAROC
08/10/2015 13h:25 CET | Actualisé 08/10/2015 13h:33 CET

Deux médecins suspendus de leurs fonctions et une clinique à Casablanca sanctionnée

Médecins et cliniques privées : les sanctions tombent
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Médecins et cliniques privées : les sanctions tombent

SANTÉ – Deux médecins exerçant dans le secteur public ainsi qu’une clinique privée à Casablanca ont été sanctionnés par le ministre de la Santé, Houcine El Ouardi, nous apprend le portail d’information arabophone AlYaoum24.

Ce qu’on leur reproche

Les deux médecins sanctionnés sont un spécialiste qui exerce au CHU Ibn Rochd à Casablanca et un généraliste travaillant à l’hôpital Mohammed V à Safi. La décision de suspension est survenue suite à une enquête menée par une délégation du ministère de la Santé au sujet de la mort d’un patient en avril dernier à la clinique privée Avicennes à Casablanca.

Et selon les résultats de l’enquête, le médecin généraliste exerçant à Safi aurait adressé la famille du patient, reçu pour une hémorragie interne, à une clinique privée à Casablanca alors qu’il avait le devoir de l’adresser à un établissement de santé public. Il aurait ainsi mis la famille en contact avec le médecin spécialiste du CHU Ibn Rochd qui exerce de manière illégale à la clinique Avicennes.

Une facture de 280.000 dirhams

Le patient décède après 28 jours d’hospitalisation à la clinique privée. Sa famille est alors contrainte de régler une facture de 280.000 dirhams. Mais si elle a pu payer une partie de la somme, la clinique lui réclame encore 160.000 dirhams.

De plus, selon les dires de la famille, le médecin spécialisé exerçant au CHU Ibn Rochd ainsi qu’à la clinique privée casablancaise aurait obtenu des sommes d’argent de la part de la famille hors honoraires exigés par la clinique Avicennes.

Hormis l’embauche d’un médecin affilié à un établissement de santé public, la clinique privée est accusée par la commission du ministère d’employer des « pratiques dangereuses » pouvant mener jusqu’à la fermeture de l’hôpital.