ALGÉRIE
07/10/2015 05h:23 CET

Issad Rebrab, patron de Cevital, accuse les "gouvernants actuels" d'être le "mal du pays"

Issad Rebrab à l'édition de "Fikra 2015"
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Issad Rebrab à l'édition de "Fikra 2015"

"On veut me faire taire !". C'est ce qu'a déclaré, mardi 07 octobre 2015, Issad Rebrab, patron de Cevital, le premier groupe privé algérien en réponse à une question du site TSA sur une "rumeur de mandat d'arrêt" lancé contre lui.

Une "rumeur" démentie, par le même canal, par une source gouvernementale qui qualifie cette affaire de mandat d'arrêt de "pure affabulation" et annonce pour les "prochains jours" un communiqué du ministère de la justice.

Le patron de Cevital qui se trouve au Brésil jusqu'au 16 octobre "au moins" a indiqué qu'il pourrait différer son retour au pays s'il n'a pas "d'assurances". En conflit ouvert avec le ministre de l'industrie, Abdesselam Bouchouareb, a donné une tonalité trés politique à ses problèmes avec le gouvernement.

"Il faut que la peur change de camp"

Le patron de Cevital qui a évoqué d'autres "révélations à faire" a accusé les "gouvernants actuels" d'être le "mal de notre pays. On ne peut pas les laisser le détruire davantage... Il faut que la peur change de camp", pour paraphraser Monsieur Réda Malek"

"Ils essayent de faire taire tous ceux qui critiquent, qui parlent et posent des questions légitimes sur l’avenir de notre pays" a-t-il souligné en estimant qu'on lui reproche d'avoir "dénoncé des blocages inadmissibles".

"Les gouvernants actuels sont les plus grands dangers pour notre pays" ajouté M.Rebrab en rejetant, une nouvelle fois, l'accusation lancée par Bouchouareb, d'avoir importé des équipements d'occasion pour l’usine Brandt de Sétif.

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Ce sont des "excuses" pour justifier les blocages, a-t-il indiqué, en révélant que l'achat des actifs de Brandt a pu être réalisé grace à un financement du fonds de développement économique et social (un compte spécial de Trésor français) qui a accordé un total "de 47,5 millions d’euros, soit 37,5 pour les actifs et 10 pour le fonds de roulement".

"Le reste, nous l’avons eu via différentes banques françaises. Des banques nous accompagnent parce que nous avons des actifs qui garantissent nos emprunts" a ajouté Rebrab en notant que son groupe n'a pas "sorti un seul dollar d'Algérie".

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