MAROC
07/10/2015 05h:10 CET | Actualisé 07/10/2015 05h:11 CET

Réfugiés: ce shooting mode sur le thème des migrants fait polémique (PHOTOS)

RÉFUGIÉS - Sa série d'images choque les internautes. Comme le rapportent nos confrères duHuffPost britannique, Norbert Baksa a déclenché une polémique en diffusant des photos en scène une mannequin sur le thème des réfugiés.

Ce photographe hongrois a choisi de faire poser la jeune femme Monika Jablonczky devant des barbelés ou ceinturée par un policier. Une esthétisation qui passe mal.

Baptisé "Der Migrant", ce shooting mode a été dévoilé sur le site du photographe ainsi que sur son compte Twitter lundi 5 octobre. Rapidement, Norbert Baksa a reçu de nombreux messages indignés. "Honte à toi", "c'est le pire", "on touche le fond", lui reproche-t-on notamment sur Twitter, tandis qu'un photoreporter dénonce la "glamourisation de la tragédie des réfugiés":

Comme le note Konbini, le photographe s'est défendu. Sur son site, il explique qu'il n’avait pas l’intention de glamouriser cette situation sensible, mais plutôt d’attirer l’attention sur le problème et de faire que les gens y pensent".

S'il ne livre pas complètement le fond de sa pensée, Norbert Baksa conseille par ailleurs à ses détracteurs de "voir le problème sous un autre angle, d’autant plus qu’ils ne vivent pas en Hongrie", et estime qu'il est "très difficile de comprendre [...] si ces gens sont vraiment des réfugiés ou quelque chose d’autre".

Retrouvez quelques-uns de ses clichés dans le diaporama ci-dessous:

(l'article se poursuit après)

der migrant

der migrant

der migrant 3

Critiquée pour sa politique d'extrême fermeté, la Hongrie de Vilktor Orban vu transiter près de 300.000 migrants depuis le début de l'année, venant notamment de Croatie et en route vers l'Autriche et l'Allemagne. Elle est en train d'achever l'installation d'une clôture barbelée à sa frontière croate, qu'elle entend rendre imperméable aux migrants "dès que possible".

Viktor Orban a à plusieurs reprises assimilé les migrants à de simples "réfugiés économiques". "Si leur vie n'est pas en danger et qu'ils ont atteint un pays sûr, ils ne doivent pas pouvoir aller plus loin. On ne peut pas être un réfugié 'à la carte' en choisissant son pays de destination, a-t-il dit début octobre, estimant que "les migrants sont à 80%, au moins, des jeunes hommes, un groupe qui ressemble plus à une armée qu'à des réfugiés".