MAROC
06/10/2015 13h:57 CET | Actualisé 06/10/2015 13h:58 CET

Après Nabil Benabdellah, Driss Lachgar conteste l'élection de la Chambre des conseillers

Driss Lachgar, Secrétaire général de l'Union socialiste des forces populaires (USFP)
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Driss Lachgar, Secrétaire général de l'Union socialiste des forces populaires (USFP)

CORRUPTION - De plus en plus de voix s’élèvent pour contester le déroulement des élections de la deuxième chambre, qui couronnent le processus électoral entamé il y a bientôt un mois.

Après le Secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdellah, qui était monté au créneau au lendemain de la publication des résultats vendredi pour dénoncer l’achat de voix qui aurait concerné selon lui "près de 70% des élus", c’est au tour du patron de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar, de contester ces échéances.

Mercato

Des élections "nulles et entachées de fraudes du début à la fin". C’est par ces mots que l’avocat et homme politique marocain a en effet qualifié ce mardi lors d’un point de presse les élections de la Chambre des conseillers.

Car de son avis, "l'opération électorale ressemblait au début d'une nouvelle saison sportive en termes de transferts et de marchandages sur la valeur de chaque électeur".

Pour le SG de l’USFP, "plusieurs infractions ont entaché les différentes étapes du processus électoral, des élections des membres des chambres professionnelles en passant par le scrutin communal et régional jusqu'aux élections des membres de la Chambre des conseillers".

En réaction, son parti, qui n’a décroché que 5 sièges sur 120, a annoncé sa décision de rejeter l'ensemble des résultats de ces échéances.

La justice enquête

Dimanche, la Commission gouvernementale de suivi des élections, composée des ministres de l'Intérieur et de la Justice, a elle aussi annoncé dans un communiqué que certains des nouveaux élus "sont soupçonnés de crimes électoraux liés à l'usage de l'argent pour l'achat des voix des électeurs".

Et selon les départements de Mohamed Hassad et de Mustapha Ramid, "la justice va statuer sur les cas concernés, conformément aux lois en vigueur".

Pour rappel, les parlementaires de la Chambre des conseillers sont élus par suffrage universel indirect, notamment par les élus des collectivités et régions qui constituent un collège électoral.

En remportant 55 sièges sur les 120 que compte la Chambre haute du parlement, contre 32 sièges pour les partis de la majorité, les principaux partis de l'opposition dominent la nouvelle configuration de la Chambre des conseillers. Si officiellement aucune date concernant l'élection du président de la Chambre des conseillers n'a été avancée, celle-ci devrait avoir lieu le 14 octobre, selon Akhbar Alyaoum.

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