ALGÉRIE
06/10/2015 10h:17 CET | Actualisé 06/10/2015 11h:58 CET

Mila en deuil, les tests ADN confirment la mort d'Anis Berjem

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La ville de Mila est en deuil. Le corps de l'enfant sans vie, retrouvé il y a deux jours, est bien celui de l'enfant Anis Berjem, 5 ans, disparu depuis le 15 septembre dernier.

Les tests ADN effectués au laboratoire de la police scientifique à Châteauneuf, Alger, ont confirmé les déclarations du procureur de la République du tribunal de Mila, faisant état de "similitudes" entre le corps retrouvé et Anis Berjem, rapportent des médias ce mardi 6 octobre.

Fouad Bouhbila, l'oncle d'Anis, a déclaré mardi à l'APS que les parents de l'enfant qui résident à Chelghoum-Laïd ont obtenu les permis de l’inhumer et se trouvent actuellement au CHU de Constantine afin de récupérer la dépouille et l’enterrer après la prière d’El Asr.

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La veille, le procureur de la République près le tribunal de Mila, Abdelaziz Boughaba, avait fait part, dans une déclaration à la presse, de "similitudes" entre le cadavre de l’enfant découvert dimanche et le petit Anis Berdjem (5 ans).

L’examen du corps, retrouvé en état de décomposition près d’un cours d’eau, non de la cité El Kouf où Anis a été vu vivant pour la dernière fois, le 15 septembre dernier, a laissé apparaître certaines similitudes à l’image de l’âge de l’enfant et des habits qu’il portait et qui ont été formellement reconnus par ses parents, avait précisé le procureur de la République.

M. Boughaba avait également fait savoir que l’autopsie pratiquée au CHU de Constantine par une équipe de spécialistes a permis d’établir que le corps découvert ne comportait "aucune trace de violence ou fracture".

Le corps du petit garçon avait été retrouvé dimanche vers 13 heures dans un endroit appelé Djenane Benkara, à quelque 150 m du domicile des grands-parents chez qui Anis, dont les parents résident à Chelghoum-Laïd, séjournait.

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La dépouille a été découverte à la suite d’une opération de "recherches intensives" auxquelles ont participé des éléments de la police scientifique dépêchés depuis Constantine, avait aussi déclaré le procureur de la République, soulignant que l’enquête était encore "ouverte" et "se poursuivra" pour faire la lumière sur les tenants et aboutissants de cette affaire. S’il était établi qu’il s’agit d’un crime, avait-il signalé, "toutes les mesures nécessaires seraient prises pour en arrêter le (ou les) auteur(s) et le (ou les) présenter devant la justice".

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