ALGÉRIE
04/10/2015 13h:55 CET | Actualisé 04/10/2015 13h:55 CET

Pluies torrentielles et inondations dans le sud-est des Etats-Unis

Un chien court dans une rue inondée de Charleston le 4 octobre 2015
AFP
Un chien court dans une rue inondée de Charleston le 4 octobre 2015

Les pluies torrentielles qui s'abattent depuis plusieurs jours sur une partie du sud-est des Etats-Unis pourraient provoquer des inondations sans précédent dans les prochaines 24 heures, selon les services météorologiques.

Ces pluies diluviennes interviennent alors que l'ouragan Joaquin devait passer dimanche à proximité des Bermudes sur une trajectoire nord-est, en faiblissant progressivement.

L'ouragan a été ramené à la catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5.

Les autorités de l'archipel ont émis une alerte à l'ouragan pour que la population se mette à l'abri.

Dans le sud-est des Etats-Unis, les très fortes précipitations et les inondations ont provoqué la mort de quatre personnes depuis jeudi, selon les médias.

La Caroline du sud était particulièrement touchée et le président Barack Obama y a décrété l'état d'urgence et ordonné que les autorités fédérales apportent leur aide aux autorités locales jusqu'à nouvel ordre.

Une masse d'air tropical chargé d'humidité est à l'origine de ces pluies diluviennes qui ont atteint des niveaux record comme à Charleston, une grande ville côtière dans le sud de l'Etat.

La station météo de l'aéroport de la ville avaient enregistré dimanche matin plus de 40 centimètres d'eau depuis le 1er octobre, un record selon la chaîne météo The Weather Channel.

Et les précipitations abondantes devraient continuer dans la journée de dimanche, en particulier sur le littoral de la Caroline du sud, prévient le service national de météo américain (National Weather Service).

De nombreux endroits dans et autour de Charleston, ville touristique dotée d'un centre historique remontant au XVIIème siècle, étaient inondés.

La police a installé des barrières pour bloquer plusieurs rues inondées. En certains points, les rues étaient recouvertes de jusqu'à plus d'un demi-mètre d'eau mais certaines voitures se risquaient encore à tenter de traverser le centre.

"C'est la pire inondation que j'ai vue en 10 ans. Mes voisins m'ont dit que c'était la pire depuis l'ouragan Hugo" en 1989, a expliqué à l'AFP Jamieson Clair, 38 ans, qui vit dans une belle demeure du quartier historique qui en 200 ans "en a vu d'autres".

Jamieson Clair a fait des provisions samedi pour ne pas avoir à circuler. Et dans l'attente d'un retour à la normale, "les gens font des tempêtes-parties", a-t-il souri.

Les plus de 100.000 habitants de Charleston ont reçu plusieurs alertes aux inondations samedi sur leurs téléphones portables, leur ordonnant d'éviter les zones à risque.

La gouverneure de l'Etat Nikki Haley a demandé aux automobilistes de ne pas prendre la route.

En Caroline du Nord, des habitants qui résident en bord de mer ont été évacués vers des zones plus élevées, selon les services d'urgence de l'Etat.

- Pas de trace -

Au large des Bahamas, les recherches se poursuivent également pour tenter de retrouver le cargo El Faro, disparu depuis jeudi.

Les garde-côtes américains ont déployé des avions C-130, des bateaux et un hélicoptère de recherche. Deux avions de reconnaissance P-8 Poseidon de la Marine américaine ont également été mobilisés pour participer aux recherches, selon l'US Navy.

Les sauveteurs ont retrouvé samedi, flottant sur la mer, une bouée de sauvetage au nom du cargo.

Mais le propriétaire du bateau, Tote Maritime, a estimé qu'il ne fallait pas en tirer de conclusions sur le sort du navire, "ce genre d'objets étant fréquemment perdus par les bateaux, en particulier dans les mers fortes".

Le cargo, un grand roulier -- un peu moins long que le porte-avion nucléaire français Charles de Gaulle -- a à son bord 28 Américains et cinq Polonais.

Joaquin est passé au-dessus des Bahamas après avoir déversé des trombes d'eau sur Haïti et Cuba.

Dans l'archipel touristique des Bahamas, qui compte 385.000 habitant, des maisons ont été détruites et de nombreux habitants ont été privés d'électricité ou de téléphone.

"Je vis ici depuis 26 ans et je n'ai rien vu de pareil", a déclaré Paul Turnquest, un habitant de San Salvador, au journal The Nassau Guardian. "C'est vraiment le pire que j'ai jamais vu".

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.