ALGÉRIE
03/10/2015 12h:46 CET | Actualisé 03/10/2015 12h:46 CET

Syrie: Moscou affirme que ses frappes ont forcé 600 terroristes de l'EI à abandonner leurs positions

Syrie: carte de localisation des dernières frappes russes jeudi à Raqa et Taqba, en Syrie
AFP
Syrie: carte de localisation des dernières frappes russes jeudi à Raqa et Taqba, en Syrie

La Russie a affirmé samedi que ses frappes aériennes en Syrie entamées mercredi avaient semé la "panique" chez le groupe Etat islamique (EI), en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions.

"Nous avons réussi à réduire significativement le potentiel militaire des terroristes (...). La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs", a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

Selon lui, "environ 600" militants de l'EI "ont abandonné leurs positions et tentent de s'enfuir vers l'Europe".

Depuis mercredi, "l'aviation russe a effectué plus de 60 frappes en Syrie visant plus de 50 sites d'infrastructure de l'organisation terroriste Etat islamique", parmi lesquels des entrepôts de munitions et d'explosifs et des camps d'entraînement de l'EI, a précisé M. Kartapolov, cité dans un communiqué de l'état-major.

Compte tenu des premiers résultats, "non seulement nous allons poursuivre les frappes aériennes, mais aussi les intensifier", a souligné le responsable.

Il a également répété que les frappes russes ne visaient que les "terroristes" en Syrie.

La Russie a prévenu "à l'avance" notamment la partie américaine qu'elle allait mener des frappes sur les sites de l'EI, selon M. Kartapolov.

"Les Américains nous ont informés alors qu'il n'y avait personne d'autre sauf des terroristes dans cette région", a-t-il affirmé.

La Russie a commencé mercredi à mener des frappes en Syrie, dans sa première intervention militaire d'envergure hors de l'ex-URSS depuis l'occupation de l'Afghanistan en 1979.

L'Occident et les pays arabes ont critiqué la stratégie russe en Syrie, disant soupçonner Moscou de concentrer ses attaques non sur l'EI mais sur les opposants au régime considérés comme des modérés par les Etats-Unis et leurs alliés.

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie était une "catastrophe assurée".

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