MAROC
03/10/2015 09h:00 CET | Actualisé 03/10/2015 09h:02 CET

Ce qu'a dit Nabila Mounib à l'ambassadrice de Suède au Maroc

De gauche à droite, Nabila Mounib, SG du Parti socialiste unifié (PSU) et Erika Ferrer, ambassadrice de Suède Erika Ferrer
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De gauche à droite, Nabila Mounib, SG du Parti socialiste unifié (PSU) et Erika Ferrer, ambassadrice de Suède Erika Ferrer

DIPLOMATIE - À la veille de son déplacement en Suède pour présider une délégation composée des dirigeants des principaux partis de gauche qui défendra la position marocaine sur la question du Sahara, Nabila Mounib, chef de file du Parti socialiste unifié (PSU), a rencontré vendredi 2 octobre à Rabat, l’ambassadrice de Suède Erika Ferrer. Sur sa page Facebook, la Secrétaire générale du PSU revient sur les principaux points de la rencontre.

"Une priorité nationale"

"L’entrevue a abordé la question du Sahara et la tension que connaissent les relations entre le Maroc et la Suède. L’évolution du conflit qui oppose le Maroc aux séparatistes du Polisario a été abordée à la lumière des enjeux internationaux, et régionaux, des droits historiques, de la réalité sur le terrain, depuis 40 ans, au niveau marocain et dans les camps de Tindouf", écrit Nabila Mounib.

Et d’ajouter: "Cette rencontre a permis de faire connaître la position du PSU et celle du Maroc, concernant la solution politique pacifique durable et négociée qui devrait permettre une gestion autonome de cette région par les élites locales, sous l’égide de l’Etat marocain. Les questions relatives à la construction démocratique, des réformes institutionnelles et politiques, de la régionalisation avancée, de la situation socio-économique, de l’égalité, du respect des droits humains et des libertés ont été abordées en rappelant que la question du Sahara constituait une priorité nationale qui concernait l’ensemble du peuple marocain".

"Maintien de la paix dans cette région"

"Dans une région qui connaît une grave expansion des mouvements armés, de l’instabilité et de la barbarie, il est du devoir de la communauté internationale d’oeuvrer à renforcer le processus onusien et d’agir activement pour le maintien de la paix dans cette région ». Pour la chef de fil du PSU, quelle que soit "l’impulsion qui pousserait à reconnaître la RASD et à soutenir la thèse de créer un Etat au sud du Maroc sous tutelle du régime algérien risquerait d’ouvrir la voie à une instabilité dont les conséquences pourraient être désastreuses et que le Maroc n’accepterait pas".

"La Suède a été le premier pays à reconnaître l’Etat Palestinien. Mais son approche quant à la résolution du problème au Sahara ne saurait trouver une quelconque analogie, car si pour la Palestine occupée il s’agissait de la reconnaissance d’un droit inaliénable à un Etat autonome pour rétablir une grave injustice et pour la recherche de la paix au Moyen-Orient, pour le Sahara, l’engagement pour la reconnaissance de la RASD et la poursuite des actions hostiles à l’égard du Maroc pourraient compromettre la paix et entraver la construction du Grand Maghreb, vitale pour le développement futur de la région", a-t-elle nuancé.

La rencontre a finalement insisté sur le fait que "les efforts diplomatiques devraient être renforcés à tous les niveaux et que le dialogue devait être instauré de façon continue permettant ainsi de lever les ambiguïtés et ouvrir la voie vers une solution pacifique et durable qui préserverait la paix et la sécurité et permettrait le développement de la région".

Dans un contexte tendu en les deux pays, une délégation marocaine se rendra à Stockholm du 4 au 7 octobre pour défendre la position marocaine sur la question du Sahara. Elle sera composée, outre Nabila Mounib, des dirigeants de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS).

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