MAROC
01/10/2015 13h:59 CET | Actualisé 01/10/2015 14h:25 CET

Khadir Lamrini prend les rênes de le CGI, un an après le scandale Madinat Badès

Khadir Lamrini prend les rênes de le CGI, un an après le scandale Madinat Badès
Khadir Lamrini prend les rênes de le CGI, un an après le scandale Madinat Badès

IMMOBILIER - C’est donc un pur produit du groupe qui prend la tête de la Compagnie générale immobilière (CGI). Khadir Lamrini, qui occupait depuis 2005 le poste de directeur de l'Agence d'urbanisation et de développement d'Anfa (AUDA), une filiale de la Caisse de dépôt et de gestion, a été nommé nouveau patron de la CGI, principal bras opérationnel de la CDG dans les métiers de l’immobilier et de l’aménagement territorial, mardi 29 septembre lors du Conseil d’administration de l’établissement public fondé en 1959.

Celui qui a été nommé en décembre 2005 patron de l’Auda, maître d’ouvrage général du projet Casa-Anfa (site de l'ancien aéroport d'Anfa), succède ainsi à Nabil Kerdoudi, directeur général par intérim depuis le départ de Mohammed Ali Ghannam.

Ancien cadre au Centre d’ingénierie et de développement relevant du ministère de l’Equipement et des transports, Khadir Lamrini prend les rênes de la CGI un peu plus d’un an après l’éclatement du plus gros scandale de l’histoire du promoteur immobilier marocain...

Redresser la barre

Août 2014, des plaintes avaient en effet été adressées par des clients MRE au roi, pour des "malfaçons graves" dans des logements construits par le promoteur. Le projet en question s'appelle Madinat Badès, à Al Hoceima au nord du pays. L’affaire avait fait grand bruit et entraîné le limogeage et des poursuites judiciaires à l'encontre de Ali Ghannam et Anas Alami, à l’époque patrons de la CGI et de la CDG, ainsi qu’une vingtaine de cadres et employés de la firme.

Le scandale a aussi eu comme impact collatéral la sortie du promoteur immobilier du Groupe CDG de la Bourse de Casablanca. Mai 2015, après des mois de tergiversations, le gendarme de la bourse a validé le projet d'Offre publique de retrait (OPR) de la CGI de la Bourse de Casablanca, amorcé en octobre 2014.

A la barre, ils sont 26 prévenus sous le coup d’une instruction judiciaire pour suspicion de dilapidation de deniers publics, faux et usage de faux, escroquerie et abus de confiance ou encore constitution de bande criminelle. Jeudi 6 août 2015, le juge d’instruction près la cour d’appel de Fès a brièvement reçu les prévenus, avant de fixer un nouveau procès de confrontation le 29 octobre. A suivre...

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