ALGÉRIE
30/09/2015 13h:48 CET | Actualisé 30/09/2015 14h:28 CET

Deux tiers des associations algériennes ont disparu depuis 2011, laissant place à une génération avec une "nouvelle vision"

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Deux tiers des associations algériennes ont disparu depuis 2011. C'est un groupe d'associations, dont Amnesty International Algérie qui l'affirme, dans une enquête rendue publique mardi 29 septembre, en relevant cependant qu'une nouvelle génération, avec de l'expertise et du savoir-faire, est en train de se mettre en place.

Sur les 93 654 associations (locales et nationales) officiellement enregistrées auprès du ministère de l'Intérieur fin 2011, deux tiers ont disparu ou n'ont pas renouvelé leur agrément courant 2015.

La loi du 15 février 2012 sur les associations, votée par le parlement, jugée "liberticide" par l'opposition et des membres de la société civile, est à l'origine de cette baisse en nombre des associations dont certaines tombaient sous son coup. Mais ce n'est pas tout, explique l'enquête d'Amnesty. Beaucoup des organisations disparues seraient des petites structures sans ressources.

L'étude, intitulée "Les associations algériennes, des acteurs émergents en quête de reconnaissance”, relève par ailleurs l'émergence d’une nouvelle génération d’organisations citoyennes avec une "nouvelle vision du développement et de l’action sociale".

"On retrouve d’une région à l’autre une vitalité méconnue du mouvement associatif: des projets innovants, des métiers émergents et des vocations fortes, avec une construction qui se fait sur la durée pour les associations les plus aguerries", affirment les auteurs.

L'enquête, réalisée par Ghania Mouffok et Djamel Benramdane, a été présentée par un groupe d'associations dont Amnesty International Algérie, Anna Lindh réseau Algérie, la Laddh, le Ciddef, la Fard et Bariq 21.

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