ALGÉRIE
29/09/2015 06h:29 CET | Actualisé 03/10/2015 08h:21 CET

Rebrab accuse Bouchouareb de "fantasmer" et nie avoir importé des équipements obsolètes

facebook

Le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, a répondu rapidement dans un entretien publié mardi 29 septembre 2015 sur le site d’informations TSA, aux accusations d’importations d’équipements d’occasion et de surfacturation lancées contre lui par le ministre de l’industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb.

LIRE AUSSI : Bouchouareb accuse Rebrab d'avoir surfacturé de vieux équipements destinés à l'Algérie

M. Bouchouareb est "en train de fantasmer" a déclaré, Issad Rebrab, en répondant point par point aux accusations du ministre de l'industrie. Issad Rebrab qui se trouve actuellement à l'étranger nie catégoriquement qu'il ait ramené des vieux équipements pour les installer dans son usine de Sétif.

"Nous avons acquis des équipements ultramodernes de dernière génération. Cevital n’investit jamais dans des équipements obsolètes !" a-t-il déclaré en promettant d'organiser à son retour en Algérie à la mi-octobre une visite à la presse pour "constater de visu nos équipements neufs et ultramodernes qui sont en cours d’installation dans notre usine à Sétif.".

Issad Rebrab a nié que le gouvernement français ait exigé, ainsi que l'a affirmé Bouchouareb, un renouvellement des équipements comme condition du rachat de Brandt. "Cela n’a jamais été le cas" affirme Rebrab en soulignant que les deux usines sur cinq reprises par Cevital "ont des équipements ultramodernes".

Seule la ligne des tambours était concernée

"Je ne sais pas d’où il sort ses arguments" s'indigne Rebrab qui accuse Bouchouareb d'affabuler. "Nous sommes prêts à recevoir M. Bouchouareb avec les journalistes" a indiqué M.Rebrab. Ils pourront constater qu'il "y avait uniquement la ligne des tambours qui était concernée".

Dans des déclarations précédentes, M.Rebrab a indiqué que son groupe avait décidé d’importer une ligne de production de machines à laver neuves et ultramodernes. "Pour des raisons de gain de temps, nous l’avons complétée par une ligne de production d’occasion rénovée pour la fabrication de tambours."

Le patron de Cevital note qu'il va être obligé d'importer des tambours d'Europe en attendant l'arrivée des équipements "qui vont intervenir dans un an et demi." Les exportations ne vont pas commencer avant mars 2016 au lieu de mars 2015 a indiqué Rebrab en soulignant qu'il "s’agit d’un retard causé par le ministère de l’Industrie."

Face à une accusation de surfacturation qu'il qualifie de "très grave", Rebrab n'a pas encore tranché s'il attaque Bouchouareb en diffamation ou s'il se contentera de "lui démontrer le contraire de ses allégations"

Rebrab se dit prêt à faire visiter ses deux usines en France à Bouchouareb pour qu'il puisse constater "qu’il n’y a eu aucun renouvellement d’équipements et donc aucun investissement. On n’avait pas besoin de le faire car les équipements sont modernes."

Rebrab nie l'existence d'un engagement avec le gouvernement français pour le renouvellement des équipements. "M. Bouchouareb est en train de fantasmer. C’est le drame de ce pays.".

Il note, par ailleurs, que les deux usines de France dont les équipements n'ont pas besoin d'être renouvelés concernent des "équipements de cuisson" alors que "ce que nous sommes en train d’installer à Sétif est une usine de machines à laver."

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.