MAROC
29/09/2015 11h:33 CET | Actualisé 13/10/2015 07h:45 CET

"Le jardin de l'ogre" de Leila Slimani bientôt adapté au cinéma

Le premier roman de Leila Slimani adapté au cinéma
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Le premier roman de Leila Slimani adapté au cinéma

LITTÉRATURE - La rentrée s’annonce bien pour l’écrivain marocaine Leila Slimani. Après avoir décroché le prix littéraire de la Mamounia, le 19 septembre dernier, pour son dernier roman Le jardin de l’ogre (Ed. Gallimard), un producteur français vient d’acheter les droits de ce même roman afin de l’adapter au cinéma.

Contactée par le HuffPost Maroc, Leila Slimani ne cache pas son bonheur. "Je suis très contente parce que la personne qui a acheté les droits est très enthousiaste. Cela m’a fait très plaisir de voir que quelqu’un a envie de faire de mon roman quelque chose de positif", a-t-elle confié.

Pour l’instant, difficile d’avoir les détails sur cette production cinématographique. La maison de production n’a pas encore désigné un réalisateur du film. Il est donc tôt pour se prononcer sur le casting, selon les dires de l’écrivain. Mais Leila Slimani ne devrait pas intervenir dans le choix des acteurs, encore moins dans l’écriture du scénario.

La gagnante du Prix Mamounia 2015 semble faire confiance à la maison de production qui projette d’adapter son dernier roman au cinéma. "Je regarderai de très loin" l’évolution de ce projet, explique-t-elle. Pour l’instant, elle préfère se concentrer sur le successeur des Jardins de l’ogre qu’elle prépare dans le plus grand secret. Pas de date de sortie prévue en revanche. "J’écris chapitre par chapitre, j’ignore quand est-ce que le livre sera achevé", nous confie la jeune écrivain qui refuse de se prononcer sur le thème abordé dans son prochain ouvrage.

Portrait d’une femme

Sorti en août 2014, Le jardin de l’ogre raconte la vie d’une femme à l’appétit sexuel prononcé. Adèle, héroïne du premier roman de Leila Slimani, est présentée comme une "salope" par l’un des protagonistes de l’histoire. Car si Adèle éprouve de réels sentiments pour son mari, elle multiplie les rencontres jusqu’à ce qu’elle soit "rassasiée". Spécialiste en politique internationale et journaliste, l’héroïne du Prix Mamounia 2015 est racontée dans un langage cru. "Elle voudrait n’être qu’un objet au lieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans les jardins de l’ogre", peut-on lire sur la quatrième de couverture du roman.

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