29/09/2015 07h:06 CET | Actualisé 29/09/2015 07h:06 CET

CFC News: La semaine économique et financière au lundi 28 Septembre 2015

FINANCE - Financement des petites et moyennes entreprises et émission de titres obligataires négociables via le mobile: Tour d’horizon de l’actualité économique et financière s’achevant ce lundi 28 Septembre 2015 d’un continent africain en plein essor.

Bouygues, Mövenpick et Saprim vont investir 55 millions € dans un hôtel à Abidjan

La chaîne hôtelière suisse Mövenpick et le groupe français Bouygues s'associeront à la Société de promotions industrielles et immobilières (Saprim) pour investir 55 millions d'euros dans un hôtel cinq étoiles situé à Abidjan, ont annoncé les trois sociétés dans un communiqué commun publié le 21 septembre dernier.

Le chantier démarrera dans les six mois et doit être achevé dans les 30 mois, soit d'ici la fin 2018.

«Le coût de l'hôtel est de l'ordre de 55 millions d'euros, dont l'essentiel sera financé par Saprim et Bouygues», a précisé Jean-Gabriel Peres, directeur général du groupe Mövenpick.

M. Peres a également déclaré à l’issue d’un entretien qu’il a eu le 21 septembre à Abidjan avec le président ivoirien Alassane Ouattara que cet hôtel générera à termes entre 200 et 300 emplois directs, indiquant que d’autres établissements pourraient être construits aussi bien dans la capitale économique ivoirienne qu’à l’intérieur du pays.

GroFin soutient les PME africaines

Le spécialiste du financement et du développement des petites et moyennes entreprises (PME) GroFin a annoncé, dans un communiqué publié le 24 septembre, le lancement officiel d’un nouveau fonds d’investissement doté de 100 millions de dollars, en vue de soutenir les PME en Afrique.

Baptisé GroFin Small and Growing Businesses (SGB) Fund, ce nouveau fonds vise à favoriser la création de 47 000 emplois durables au cours des dix prochaines années grâce au financement de 9800 PME en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Rwanda, au Ghana, au Nigeria, en Zambie, en Afrique du Sud et en Egypte.

La taille de GroFin SGB Fund devrait passer à 150 millions de dollars d’ici deux ans, ce qui en fera l’un des plus importants véhicules d’investissement ciblant les PME africaines.

Ce fonds a été lancé par GroFin en association avec la Fondation Shell, la banque de développement allemande KfW, le Fonds d'investissement norvégien pour les pays en développement (Norfund), et le gouvernement néerlandais par l'intermédiaire de Dutch Good Growth Fund (DGGF).

GroFin avait lancé en 2009 un premier fonds dédié aux PME africaines. Ce fonds baptisé GroFin Africa Fund et doté de 170 millions de dollars a été entièrement investi.

Le Kenya lancera en première mondiale une émission de titres obligataires négociables via le mobile

Le gouvernement kényan, en partenariat avec l'opérateur de télécommunication Safaricom et le Nairobi Securities Exchange, envisage d'effectuer le tout premier emprunt obligataire au monde via le Mobile. Le système dénommé M-Akiba est simple.

Les personnes intéressées, pourront ouvrir un compte de dépôt au sein de la banque centrale directement via leur téléphone portable, sans avoir à recourir à un courtier ou une banque.

L'opération inaugurale portera sur un emprunt obligataire de 5 milliards de shillings destinés à des projets d'infrastructures, et qui sera lancé le 21 octobre 2015, a-t-on appris d'un communiqué de Safaricom. Ce dernier s'affiche comme le leader incontesté du service bancaire via le mobile au Kenya, avec un total de transactions ayant atteint une valeur globale de 4 trillions de shillings (40 milliards $) au cours du premier trimestre 2015.

Les opportunités disponibles avec ce mécanisme, concernent aussi bien l'offre initiale, que le marché secondaire. Au contraire des obligations gouvernementales classiques qui ont une valeur faciale de 5000 shillings, les titres numériques coûteront seulement 3000 shillings (28 $). Toutefois, il ne sera pas possible d'investir moins de 50 000 shillings et plus de 140 000 shillings, ce qui restreint le nombre de personnes finalement éligibles à l’offre initiale.

Par contre, les analystes et observateurs s'attendent à voir le projet renforcer la liquidité du marché secondaire des obligations, dans la mesure, les acheter et les vendre deviendra désormais facile. Par ailleurs il est attendu que cela soit un excellent moyen de rentabiliser son compte bancaire virtuel sur le moyen et le long terme.

Si le coût d'essai réussit, il n'est pas à exclure que le modèle soit porté sur d’autres produits boursiers. La Tanzanie a récemment affirmé qu'elle expérimentait avec un certain succès la mise en place d'une plateforme de transaction boursière via le mobile.

Seulement, dans ce dernier cas, les courtiers en bourse jouent encore un rôle central. Dans le cas du Kenya, le rôle de ces intermédiaires de bourse pourrait être réduit à la fourniture d'informations, ce qui, le cas échéant, réduirait leur assiette de revenus.

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