MAROC
29/09/2015 13h:15 CET | Actualisé 29/09/2015 13h:24 CET

"Rif 58-59", un documentaire sur les soulèvements du Rif projeté à Rabat et Casablanca

La révolte du rif, revue et commentée
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La révolte du rif, revue et commentée

CINEMA - La rentrée de l’Association des rencontres méditerranéennes du cinéma et des droits de l’Homme (ARMCDH) s’annonce chargée en événements. Comme à l’accoutumée, l’organisation promet la projection d’un film lié à la thématique des droits humains chaque dernier jeudi du mois. Cette saison, c’est le documentaire "Rif 58-59 Briser le silence", qui ouvre le bal.

"Nous avons choisi ce film documentaire d’abord parce qu’il est marocain, nous explique Fadoua Maroub, co-fondatrice de l’association. Les documentaires qui traitent de l’histoire récente du Maroc sont rares." Réalisé par Tarik El Idrissi et primé lors de la 16ème édition du Festival national du film de Tanger, "Rif 58-59" revient, à coup de témoignages, sur les soulèvements du Rif qui ont eu lieu entre 1958 et 1959.

Et comme pour les années précédentes, un débat suivra la projection du film, qui sera diffusé les 1er et 4 octobre au cinéma 7e art à Rabat à 19h et le 2 octobre au centre culturel Les étoiles de Sidi Moumen à Casablanca. Cette rencontre se fera en présence du réalisateur du film, Tarik El Idrissi, mais aussi avec la participation de Marouane Laouina du centre Jacques Berque, institution qui a accompagné la réalisation du film pour sa trame historique.

Dans un autre registre, deux projections de films d’animation à destination des enfants sont programmés à Rabat et à Casablanca. Le dimanche 4 octobre à 10h30, au cinéma 7ème art à Rabat, le public jeune pourra visionner le film "Minuscule", des réalisateurs Thomas Szabo et Hélène Giraud. Le dessin animé raconte l’histoire de deux bandes de fourmis qui se font la guerre afin d’avoir accès à un même butin: une boite de sucre.

Le dimanche 11 octobre, le Centre culturel Les étoiles de Sidi Moumen à Casablanca projettera le film d’animation "Le garçon du monde". Cette oeuvre du réalisateur brésilien Ale Abreu dépeint, dans la bouche d'un enfant, la face sombre du monde d'aujourd'hui.

Comme pour les adultes, "les enfants sont aussi invités à débattre du film. Nous sommes étonnés à chaque fois de la lucidité des messages que le public jeune reçoit des films", note Fadoua Maroub, co-fondatrice de l’ARMCDH.

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