MAROC
28/09/2015 14h:51 CET | Actualisé 28/09/2015 15h:02 CET

Crise de la Samir: Quel montant faut-il injecter pour redémarrer l'activité?

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RAFFINERIE - 17 milliards de dirhams, c’est le montant que le principal actionnaire de la Samir doit injecter dans les caisses du raffineur pour dépasser la période difficile que traverse la société et redémarrer son activité, à l’arrêt depuis début août, estime le département de recherche de CDG Capital, dans une analyse relayée par Les inspirations éco.

Sur les 17 milliards, près du quart serait nécessaire au redémarrage de l’activité, 11 milliards au remboursement de la dette envers la douane, 86 millions de dirhams pour le paiement des salaires du personnel au cours d’un trimestre, 80 millions pour le remboursement en décembre d’un emprunt obligataire et 1,9 milliards de dirhams pour le remboursement en janvier 2016 d’un prêt contracté auprès de Dubai Bank.

Le scénario d’une cession d’actifs s’offre également au raffineur de Mohammedia, mais ce choix ne réglerait pas ses problèmes, car la valeur estimée de ses filiales reste en deçà de ses besoins financiers. Seule une augmentation de capital permettrait de redémarrer l’activité, selon les experts de CDG Capital.

La raffinerie implantée à Mohammedia traverse une crise sans précédent, touchée par le recul des cours de pétrole et très lourdement endettée auprès des banques, des fournisseurs et de l’État. En tout, sa dette globale culmine à plusieurs dizaines de milliards de dirhams, au moins 30 milliards selon les différentes sources médiatiques.

Le 5 août, elle a stoppé toute activité, avant de voir quelques jours plus tard ses actifs saisis par l’administration fiscale et douanière du Maroc pour recouvrer une créance fiscale estimée à 13 milliards de dirhams.

Le patron du groupe Corral Petroleum Holding et principal actionnaire de la Samir, le milliardaire saoudien Mohammed Al Amoudi, s’était rendu à deux reprises au Maroc durant le mois de septembre pour présider deux Conseil d’administration en vue de trouver une issue à la crise.

Le 12 octobre, une assemblée générale extraordinaire de l’Etat-major du raffineur devrait concrétiser une opération d’augmentation de capital. Le montant n’est toutefois pas encore connu.

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