MAROC
23/09/2015 09h:05 CET

Burkina Faso: Le président Kafando est de retour

Le président Kafando est de retour
DR
Le président Kafando est de retour

CONFLIT - Le président burkinabè, Michel Kafando, renversé jeudi dernier par un putsch du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), a annoncé, mercredi matin, son retour au pouvoir.

Dans une déclaration à la presse faite au ministère des Affaires étrangères, jouxtant l'ambassade de France où il s'était réfugié lundi soir, Michel Kafando a annoncé la remise en selle des institutions de la transition et la reprise du travail gouvernemental.

"Je suis de retour", a dit le président de la transition qui a salué les efforts déployés par la médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), appelant toutefois ce groupement sous-régional à prendre en compte la volonté du peuple burkinabè.

Les chefs d'Etats de la CEDEAO réunis en Sommet extraordinaire mardi à Abuja, au Nigéria, ont condamné le coup d'Etat et décidé de dépêcher une nouvelle mission de médiation au Burkina Faso pour dénouer la crise et réinstaller les institutions de transition.

La mission, attendue ce matin à Ouagadougou, est composée notamment des présidents du Nigeria, du Niger, du Togo, du Ghana, du Bénin et du Sénégal.

A l'issue du Sommet extraordinaire, les dirigeants de la CEDEAO ont réaffirmé leur soutien total à la poursuite de la Transition, avec le rétablissement du président Michel Kafando dans ses fonctions de président.

Ils ont de même demandé au RSP de déposer les armes et aux autres forces de défense et de sécurité de ne pas recourir à la violence comme moyen de règlement du conflit.

Le Sommet, qui a par ailleurs appelé l'Union Africaine et la communauté internationale à sursoir aux sanctions prises contre le Burkina, n'a pas approuvé la demande d'amnistie pour les responsables du coup d'État, contenu dans le projet d'Accord politique pour une sortie de crise.

Mardi soir, les forces loyalistes et le RSP ont signé un accord pour éviter un affrontement et l'effusion de sang.

LIRE AUSSI:Burkina Faso: A Ouagadougou, le Premier ministre libéré par les putschistes, qui exigent le retrait de l'armée