MAROC
22/09/2015 06h:14 CET

Éducation: Rachid Belmokhtar promet des réformes "à moyen et à long terme"

Ce que prévoit Belmokhtar pour "mettre à niveau" l'enseignement
Ce que prévoit Belmokhtar pour "mettre à niveau" l'enseignement

ÉDUCATION – Devra-t-on attendre que la Vision 2030 pour la réforme de l’enseignement aboutisse afin de percevoir des changements sur la situation de l’enseignement au Maroc? Visiblement non. Lors d'une conférence qui s’est tenue ce lundi 21 juin au ministère de l’Education nationale, Rachid Belmokhtar a livré les détails "des solutions sur le moyen et le long terme" que va connaître le secteur de l’éducation.

"Nous allons d’abord mettre l’accent sur les quatre premières années du primaire qui sont décisives pour la suite de l’apprentissage. Nous allons revoir la pédagogie de l’enseignement dispensé car 78% des écoliers sondés ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture ni le calcul à l’issue de leur 4e année de primaire", a expliqué le ministre de l’Education, rapporte le portail d’information Médias24.

Le ministre révèle vouloir s’inspirer du modèle égyptien afin de réformer l’enseignement. "En fonction du niveau de chacun, les enseignements donneront des cours de soutien basés sur leur capacité à lire et à écrire", rapporte la même source. Dans ce sens, Belmokhtar espère "procéder à une meilleure répartition des horaires d’enseignement".

La pédagogie énoncée devra dans un premier temps être testée dans "10% des établissements scolaires", soit 800 écoles primaires du royaume.

Le ministre de l’Education a assuré que sur "229.667 enseignants, 32.000 ne sont pas correctement formés". Pour y remédier, Rachid Belmokhtar annonce "une remise à niveau" où le corps enseignant "jeune" se fera davantage former par les plus anciens.

Fuites du bac, clap de fin?

Au sujet des fuites du bac qui ont fait la Une des journaux en juin 2015, le ministre de l’Education se veut rassurant. "L’enquête est toujours en cours", a-t-il déclaré. "L’inspection générale du ministère de l’Education nationale a établi un rapport qu’elle a livré aux autorités."

L’épreuve de mathématiques de la filière "sciences expérimentales" avait en effet fuité sur les réseaux sociaux plusieurs heures avant le début des épreuves, contraignant l’Education nationale à faire repasser l’épreuve aux candidats.