MAGHREB
18/09/2015 05h:52 CET

Les instituteurs réclament une amélioration de leurs conditions de travail et entament une grève de deux jours

Tunisian bac students stand outside a school after taking the exam.<a href="http://www.magharebia.com/r/c0bo" rel="nofollow">www.magharebia.com/r/c0bo</a>تلاميذ البكالوريا يقفون أمام مدرسة بعد إجراء الامتحان في تونس.<a href="http://www.magharebia.com/r/b349" rel="nofollow">www.magharebia.com/r/b349</a>Des candidats tunisiens au bac devant un
Magharebia/Flickr
Tunisian bac students stand outside a school after taking the exam.<a href="http://www.magharebia.com/r/c0bo" rel="nofollow">www.magharebia.com/r/c0bo</a>تلاميذ البكالوريا يقفون أمام مدرسة بعد إجراء الامتحان في تونس.<a href="http://www.magharebia.com/r/b349" rel="nofollow">www.magharebia.com/r/b349</a>Des candidats tunisiens au bac devant un

Les instituteurs tunisiens ont entamé jeudi une grève de deux jours pour réclamer l'amélioration de leurs conditions de

travail, deux jours après la rentrée scolaire.

La grève a été observée à 83,3% selon le Syndicat de l'enseignement de base, qui relève de la centrale syndicale UGTT et avait appelé à l'arrêt de travail. Une source au ministère de l'Education, qui n'a pas souhaité être identifiée, a elle évoqué jusqu'à 69% de grévistes le matin et plus de 53% l'après-midi.

Les instituteurs exigent l'amélioration de leurs conditions financières et de l'organisation du secteur éducatif, ainsi que l'application des accords conclus avec le gouvernement concernant notamment la mise en oeuvre des promotions, a indiqué à l'AFP Mohamed Halayem, secrétaire général adjoint du syndicat.

Le porte-parole du ministère de l'Education, Mokhtar Khalfaoui, a de son côté dit "regretter que cette grève intervienne deux jours après la rentrée scolaire".

"La grève est un droit mais le travail aussi", a-t-il déclaré à l'AFP, en jugeant que "cette grève ne va pas accélérer le rythme des négociations en cours entre le syndicat et le gouvernement".

Après une première grève fin mai, les cours avaient été suspendus début juin, bloquant la tenue des examens de la fin de l'année et poussant le ministère à décréter la réussite de tous les élèves de primaire.

Le nouveau gouvernement, entré en fonction début 2015, a dit à maintes reprises ne pas avoir les moyens de répondre aux revendications sociales qui se multiplient, provoquant la colère des organisations syndicales, la puissante UGTT en tête.

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