MAROC
18/09/2015 14h:29 CET | Actualisé 16/10/2015 11h:43 CET

A Rabat, le Shape Africa 2015 se penche sur l'avenir du continent africain

Des jeunes leaders du monde entiers se penchent sur l'avenir de l'Afrique à Rabat
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Des jeunes leaders du monde entiers se penchent sur l'avenir de l'Afrique à Rabat

AFRIQUE - "Investir en Afrique". C'est le thème de la l'édition 2015 du Shape Africa qui se tient actuellement à Rabat. Organisée par le Global Shapers Community, une fondation créée par le forum économique économique, cette rencontre permettra aux participants de discuter de l'avenir du continent africain.

Qui sont les global shapers par ailleurs ? "Ce sont des jeunes âgés entre 20 et 30 ans qui ont le potentiel de faire avancer les choses pour leur communauté, explique le directeur de l'événement Mehdi Nassih. C'est une communauté réunissant 5.000 personnes dans 450 villes du monde, dont 93 rien qu'en Afrique. Le recrutement se fait après un processus de sélection scrupuleux. Les global shapers sont des entrepreneurs, des artistes, des sportifs ou encore des juristes".

Ils étaient donc près d'une centaine ce vendredi pour assister à la cérémonie d'ouverture du Shape Africa 2015. Adeyemi Babington-Ashaye, directeur de la communauté des Global Shapers y a insisté sur l'importance de miser sur la jeunesse africaine: "Les jeunes d'aujourd'hui seront les leaders de demain, 60% de la population africaine a moins de 25 ans, a-t-il expliqué. Il y aura 2,6 milliards d'africains d'ici 2050. L'Afrique est importante aujourd'hui et elle le sera encore plus à l'avenir. Nous devons investir en nous-mêmes et travailler ensemble".

Attirer les investissements étrangers

Invité à intervenir sur scène, Ismail Douiri, Co-CEO d'Attijari Wafabank a insisté sur l'importance d'attirer les investisseurs étrangers en Afrique: "La partie facile de la croissance liée aux ressources naturelles ainsi qu'à l'augmentation de la classe moyenne est derrière nous, analyse-t-il. La seconde vague de croissance va venir des services compétitifs à l'échelle régionale, voire internationale. Il faut identifier les forces des pays et comprendre quels secteurs peuvent s'y développer. Il faut également développer le travail industriel afin de créer de l'emploi et visé le marché occupé par la Chine".

L'innovation était donc le maître-mot de cette première matinée de conférences. Omar Balafrej, directeur du Technopark, a insisté sur le fait que l'Afrique se doit de trouver sa propre sa voie: "Nous devons penser à une façon d'innover différente des autres continents. Que cela soit dans le secteur de l'économie ou de l'immobilier. J'invite souvent des investisseurs à rencontrer les start-up du Technopark pour les pousser à avancer ne serait-ce qu'une petite partie de leur argent."

De nombreux membres des communautés non-africaines des Global Shapers étaient par ailleurs présents à Rabat: "Je me tourne vers l'Afrique pour l'avenir, explique un "shaper" venu d'Espagne. Je préférerais investir dans un service destiné à des millions de personnes dans le monde plutôt qu'à une poignée de clients riches en Europe par exemple".

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