MAROC
17/09/2015 08h:41 CET | Actualisé 17/09/2015 10h:24 CET

Reportage: Les 20 ans du Jazz au Chellah

Reportage: Les 20 ans du Jazz au Chellah
Mathieu Albertelli
Reportage: Les 20 ans du Jazz au Chellah

FESTIVAL - C'est le Gabacho-Maroconnection qui a eu la tâche d'ouvrir le bal et de réchauffer le public, un peu groggy par cette nuit de septembre. Plus de 1.200 spectateurs ont fait le déplacement pour assister aux deux concerts programmés sur la scène du Jazz au Chellah, qui fête cette année sa 20ème édition.

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Originaires du Maroc, d'Espagne et de la France, les huit musiciens ont interprété un jazz enjoué où se mélangeaient en parfaite harmonie les saxophones et les instruments marocains traditionnels comme le guembri.

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La foule s'est vite laissée emporter par le cocktail musical de la formation qui a alterné les morceaux les plus dansants avec des compositions plus calmes. Les spectateurs ont plongé dans un silence contemplatif lorsqu'un des musiciens marocains a débuté un chant traditionnel.

"On a toujours un peu faim quand on quitte un bon restaurant"

Clou du spectacle, un morceau gnawa interprété façon Gabacho-Maroconnection. Si seules les cordes du guembri se faisaient entendre au début, elles ont vite été rejointes par le son des saxophones et des percussions. En totale communion avec le public Chellah, les musiciens prenaient un plaisir communicatif à danser sur la scène.

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Les dernières notes ont été jouées sous un tonnerre d'applaudissements. Alors que le public en redemandait, réclamant un rappel, les musiciens ont dû quitter la scène pour laisser la place au concert suivant. Philosophe, le batteur Vincent Thomas a lancé: "On a toujours un peu faim quand on quitte un bon restaurant".

Fusion maroco-finlandaise

Le trio finlandais Moto a ensuite pris la relève. Dans un style nettement plus déjanté, les scandinaves ont de suite montré l'étendue de leur talent. La saxophoniste Linda Fredriksson a enchaîné les solos endiablés, accompagnée du bassiste et du batteur du groupe.

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Charmés par l'univers du groupe, les spectateurs ont même eu droit à une brève leçon de finlandais lorsque Linda Fredriksson leur a demandé de les accompagner en chantant sur leur titre Baby.

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Mais au Chellah, la musique marocaine n'est jamais très loin et les trois finlandais ont été rejoints sur scène par le Inourat Quarter, originaire du moyen Atlas. Les deux formations aux styles radicalement différents ont su marier avec brio leur musique. Le ribab répondait à la batterie tandis que le guembri et l'outar accompagnaient les montées en puissance du saxophone de l'artiste finlandaise.

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Galerie photoJazz au Chellah : Fusions, danse et rappe Voyez les images

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