ALGÉRIE
16/09/2015 15h:31 CET | Actualisé 16/09/2015 15h:38 CET

Le FFS annonce le boycott jeudi du vote de la LFC 2015 et de la réforme du Code procédure pénale au Parlement

Facebook/Site-officiel-du-FFS

Le groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes (FFS) a annoncé ce mercredi 16 septembre son intention de boycotter demain la séance de vote sur la Loi de Finances Complémentaire (LFC) 2015 et la réforme du Code de procédure pénale, dans un communiqué publié sur son site Internet.

قررت المجموعة البرلمانية لجبهة القوى الاشتراكية مقاطعة الجلسة العلنية للتصويت على قانون المالية التكميلي و قانون الاجراء...

Posted by Groupe parlementaire du FFS on mercredi 16 septembre 2015

"Le groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes a décidé de boycotter la séance de vote sur la Loi de Finances Complémentaires et le Code de procédure pénale qui aura lieu demain", peut-on lire dans le communiqué.

En dépit "de la grande importance" que revêtissent la LFC et de la réforme du code de procédure pénale" sur le plan économique et juridique", le parti dit s'interroger sur "les desseins du gouvernement en faisant passer ces deux projets de lois", sur "instruction présidentielle", "sans en débattre".

Une telle intention confirme, "une fois de plus", que "le parlement n'est qu'une chambre d'enregistrement" aux yeux du gouvernement, déplore le FFS dans son document.

Le parti, qui ne manque pas de critiquer les nouvelles dispositions de la LFC 2015, "venues alourdir" les dépenses du "citoyen moyen" "et lui faire endurer la mauvaise gestion du gouvernement", a déploré l'absence "d'une quelconque vision ou stratégie", "outre celle d'usurper les recettes pétrolières".

Le groupe parlementaire, représenté par Chafaâ Bouaiche, relevant le manque d'une "réelle volonté d'instaurer une gestion financière équilibrée et juste", prédit dans son communiqué "la détérioration" de la conjoncture économique du pays avec la LFC 2015.

Abordant ensuite le Code de procédure pénale, le FFS a préféré justifier son boycott en rappelant dans son message la réaction du gouvernement à une proposition de loi d'une centaine de députés.

"120 députés du parlement ont proposé le 12 juin 2013 une loi permettant à un détenu de faire appel à un avocat et de ne témoigner à la police judiciaire qu'en présence de sa défense. Ce que le gouvernement, prétextant la préparation d'un projet de loi, avait rejeté", explique le communiqué.

Le FFS rappelle par la suite que "les nouveaux textes ne permettaient même pas au détenu le droit de visite par son avocat, avant que la moitié de la période de détention énoncée ne soit passée, d'autant que la visite ne dure que 30 minutes".

Des textes qui ne représentent "aucune garantie pour le détenu et qui ne protègent pas la réputation de la police judiciaire".

Quant à la dépénalisation de l'acte de gestion qui concernent les chefs d'entreprises publiques à caractère économique, le FFS appelle dans son communiqué à élargir cette disposition aux autres types d'entreprises, notamment administratives.

La même mesure devrait concerner les maires et les élus locaux, souvent "poursuivis non pas pour détournement ou corruption, mais pour mauvaise gestion", selon ce parti.

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