MAGHREB
16/09/2015 06h:06 CET | Actualisé 16/09/2015 06h:09 CET

France: Des frappes aériennes contre l'Etat islamique "dans les prochaines semaines", selon le ministre français de la Défense

French Prime Minister Manuel Valls delivers a speech during an international conference of anti-terror judges in Paris, France, Wednesday, April 29, 2015. "Even though there are different methods, with different imperatives, we can clearly see there is a terror system linking them all, under the influence of ISIS or others," French Justice minister Christiane Taubira said, using an alternate acronym for the militant group. (AP Photo/Christophe Ena)
ASSOCIATED PRESS
French Prime Minister Manuel Valls delivers a speech during an international conference of anti-terror judges in Paris, France, Wednesday, April 29, 2015. "Even though there are different methods, with different imperatives, we can clearly see there is a terror system linking them all, under the influence of ISIS or others," French Justice minister Christiane Taubira said, using an alternate acronym for the militant group. (AP Photo/Christophe Ena)

La France effectuera "dans les prochaines semaines" ses premières frappes aériennes contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Interrogé par la radio France Inter sur l'échéance à laquelle les chasseurs français, qui effectuent depuis le 8 septembre des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, passeraient à des frappes, le ministre a répondu: "Dans les prochaines semaines, dès que nous aurons des cibles bien identifiées".

M. Le Drian s'est refusé à plus de précisions alors que le président français François Hollande a noté lundi que des frappes seraient "nécessaires". "Je ne vais pas vous indiquer tous les plans de vols", a-t-il répliqué. "Ce serait une erreur tactique."

"Aujourd'hui Daech (acronyme arabe de l'EI) a progressé de telle sorte qu'elle menace à la fois l'Armée syrienne libre et la résistance syrienne dans la région d'Alep mais aussi, derrière l'axe Damas-Homs, le Liban si d'aventure Daech arrivait à percer cette ligne", a noté le ministre.

Dans ce contexte, la France rassemble du renseignement avec tous les moyens dont elle dispose, notamment avions et satellites, a-t-il poursuivi.

La raison pour laquelle les Russes renforcent leur présence militaire dans le fief du président syrien Bachar el-Assad, à Lattaquié (nord-ouest), reste difficile à clarifier. "Est-ce que cela veut dire qu'ils se protègent contre une éventuelle chute de Bachar el-Assad ? C'est une question qu'il faudrait leur poser", a-t-il dit.

"Ce qui importe c'est que la Russie fasse partie de la solution et la solution ne passe pas par Bachar el-Achad", a-t-il souligné.

M. Le Drian a démenti tout accord implicite avec le régime de Damas pour que les avions français puissent survoler le territoire syrien sans s'exposer au feu anti-aérien syrien. "Toute opération aérienne est risquée et nous prenons les dispositions nécessaires pour éviter à nos pilotes les dangers qui sont là", a-t-il seulement commenté.

La France, qui participe depuis un an à la coalition contre l'EI en Irak, a lancé la semaine dernière des opérations aériennes de reconnaissance au-dessus de la Syrie, ce qu'elle s'était interdite jusque-là, par crainte que cela ne profite au président syrien.

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