MAGHREB
16/09/2015 13h:36 CET | Actualisé 17/09/2015 07h:16 CET

En Tunisie, 110 membres des forces de l'ordre révoqués, notamment pour lien présumé avec le terrorisme

Tunisian police officers guard the Imperial Marhaba hotel during visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium in Sousse, Tunisia, Monday, June 29, 2015. British Home Secretary Theresa May, French Interior Minister Bernard Cazeneuve, German Interior Minister Thomas de Maiziere and Belgian Interior Minister Jan Jambon joined their Tunisian counterpart on the beach in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse for the tribute Monday. (AP Photo/Darko Vojinovic)
ASSOCIATED PRESS
Tunisian police officers guard the Imperial Marhaba hotel during visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium in Sousse, Tunisia, Monday, June 29, 2015. British Home Secretary Theresa May, French Interior Minister Bernard Cazeneuve, German Interior Minister Thomas de Maiziere and Belgian Interior Minister Jan Jambon joined their Tunisian counterpart on the beach in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse for the tribute Monday. (AP Photo/Darko Vojinovic)

Cent-dix membres des forces de l'ordre tunisiennes ont été limogés ces derniers mois en raison notamment de forts soupçons de liens avec des groupes ou idéologies "terroristes", a indiqué à l'AFP mercredi un responsable du ministère de l'Intérieur, Walid Louguini.

Ces agents appartiennent à "différents corps: police, Garde nationale, armée, douane", a dit M. Louguini, chargé de communication au sein du ministère.

Leur limogeage est "lié, après enquêtes, à des soupçons très sérieux d'appartenance à des organisations terroristes ou à leur sympathie" pour de tels mouvements, ainsi que pour "activités de contrebande" et "abus de pouvoir", a-t-il ajouté, sans autre précision.

Il a en revanche indiqué que ces enquêtes avaient surtout été diligentées "depuis le début de l'année".

Un haut responsable du ministère, Taoufik Bouaoun, avait évoqué un chiffre similaire lundi sur la radio privée Radio Med, ajoutant que "cinq ou six" agents de l'ordre avaient été arrêtés sur ordre de la justice pour "liens directs" avec la contrebande ou le "terrorisme". Parmi eux, certains vont être jugés, d'autres font toujours l'objet d'une enquête, a-t-il signalé.

"Lorsque nous sommes entrés au ministère de l'Intérieur après la période de transition (...), nous avons découvert (...) que certaines nominations n'avaient pas été soumises aux critères sécuritaires, à savoir qu'il y a une enquête de sécurité qui se fait au niveau du poste de police du quartier" et qui n'a pas été faite, a expliqué M. Bouaoun, en évoquant aussi des formations qui n'ont pas été dispensées "sur les bonnes bases".

M. Bouaoun a par ailleurs tenu à nier l'existence d'une "police parallèle", une expression qui a maintes fois été utilisée lorsque le parti islamiste Ennahdha était au pouvoir (fin 2011- début 2014). Nombre de responsables syndicaux et de médias ont en effet accusé Ennahda d'avoir créé au sein de la justice et de la police "un appareil parallèle" à son service, ce qu'il a démenti à maintes reprises.

La Tunisie fait face depuis sa révolution de 2011 à une progression de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de deux opposants et de plusieurs dizaines de soldats et de policiers. Cinquante-neuf touristes étrangers ont également été tués dans deux attentats en mars et en juin, revendiqués par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).

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