15/09/2015 08h:03 CET | Actualisé 15/09/2015 08h:11 CET

CFC News: La semaine économique et financière au lundi 14 Septembre 2015

FINANCE - Durcissement des réglementations bancaires, gestion globale des risques et bénéfices nets : Tour d’horizon de l’actualité économique et financière du continent africain s’achevant ce lundi 14 Septembre 2015.

Attijariwafa Bank réalise un bénéfice net en hausse de 2,2 % au 1er semestre 2015, à 237 millions $

Le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank a annoncé, le 8 septembre dernier, avoir réalisé un bénéfice net de 2,3 milliards de dirhams (237 millions de dollars) au cours du premier semestre 2015, en hausse de 2,2 % par rapport à la même période 2014.

"En dépit d'un environnement caractérisé par la poursuite du ralentissement de la demande de crédits et du durcissement des réglementations bancaires dans les différents pays de présence, le groupe Attijariwafa Bank réalise une bonne performance, grâce notamment à sa politique anticipative en matière de gestion globale des risques", a souligné la banque, fortement présente en Afrique subsaharienne, lors d’une communication financière.

Sur les six premiers mois de l’année en cours, le produit net bancaire (PNB) d’Attijariwafa Bank est resté quasi-stable comparativement à la même période de l’année écoulée, à 9,8 milliards de dirhams malgré une baisse de 18,5% des résultats des activités de marché. Cette hausse des bénéfices est portée par le bon comportement de l'activité des différents pôles, à savoir la banque au Maroc, l'assurance, les sociétés de financement spécialisées et la banque de détail à l'International.

Le courtage pèse 50% du chiffre d’affaires du secteur des assurances au Cameroun

Au Cameroun, le courtage d’assurances représente près de 50% du chiffre d’affaires et près de 40% des effectifs du secteur des assurances.

Ces chiffres ont été publiés par, Léopoldine Fondop Ngoulla, la présidente de l’Association professionnelle des courtiers d’assurances et de réassurances du Cameroun (Apcar). Le courtier d’assurances est un expert qui accompagne l’assuré, pour «démystifier les contrats d’assurances et simplifier les processus qui peuvent paraître complexes», explique la présidente de l’Apcar.

En effet, l’embellie récente de l’économie camerounaise a entraîné une forte croissance du marché d’assurance et conduit à une augmentation du nombre de compagnies. Dans ce secteur, 25 compagnies, 51 courtiers, 97 agents généraux et 28 mandataires se partagent un marché dont le chiffre d’affaires est de plus de 120 milliards de FCFA, a rapporté les statistiques de la fédération des compagnies d’assurances de droit national africain (FANAF).

Parmi les 25 compagnies d’assurance établies au Cameroun, les cinq premières sont Chanas, Axa, Saar, AGF et Activa. Ces entreprises d’assurances détiennent environ 72,5% du marché global. Marché qui se scinde en deux, L’assurance dommage qui occupe un pourcentage de 80% et les 20% restant reviennent à l’assurance vie.

Fitch Ratings pense que l'exposition au marché nigérian constitue un facteur de risque pour Ecobank

L'agence de notation Fitch Ratings a réaffirmé la note de défaut émetteur du groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated à "B", avec des perspectives stables. Fitch explique que même si ETI a de bonne capacité à générer des revenus, ses 36 filiales africaines opèrent dans des environnements économiques présentant des risques de volatilité.

Le groupe bancaire panafricain opère dans des pays qui ne sont pas bien ou pas du tout noté par des agences (B et B-). Une situation qui constitue un facteur de vulnérabilité pour la qualité de ses actifs. Par ailleurs, Fitch Ratings estime que la forte exposition au marché bancaire nigérian (40% des actifs du groupe) pourrait constituer un problème au regard de la note même de ce pays (BB avec perspectives négatives).

Les banques opérant au sein de la première économie d'Afrique (par le PIB) rencontrent en effet certaines difficultés en rapport avec la baisse des prix des hydrocarbures, qui ont affecté le Naira (monnaie locale) et, pour les banques, la capacité d'accroitre facilement les portefeuilles de prêts. De plus le régulateur du secteur, au Nigéria, exige que la liquidité de ces banques soit renforcée.

Sur le Nigerian Stock Exchange, ETI affiche une performance au-dessus de 18 nairas depuis la forte chute (à 17 nairas) du 29 août 2015. Il a terminé la séance du 14 septembre sur une progression marqué de 4,6%.

JP Morgan va radier le Nigeria de son indice dédié à la dette souveraine des pays émergents

La banque américaine JP Morgan a annoncé, dans un communiqué publié le 8 septembre, qu’elle allait radier le Nigeria de son indice dédié aux obligations souveraines émises par les pays émergents (Government Bond Index-Emerging Markets/GBI-EM) d'ici fin octobre, en raison d’une politique de contrôle des changes qui complique les transactions portant sur les titres de dette souveraine.

JP Morgan avait averti depuis janvier dernier le gouvernement nigérian contre les effets néfastes de sa politique de contrôle des changes sur le marché des obligations souveraines. Suite à la chute des recettes pétrolières consécutive à une baisse des cours de pétrole sur le marché international, les autorités nigérianes avaient imposé des restrictions sur le marché des changes pour tenter de défendre le naira qui ne cesse de plonger face au dollar. La radiation de la première économie africaine de l’indice conduira plusieurs fonds d’investissement à vendre des obligations souveraines nigérianes, déclenchant ainsi des sorties de capitaux potentiellement importantes et une hausse des coûts d'emprunt pour l’Etat.

L’indice GBI-EM est suivi par des fonds détenant plus de 210 milliards de dollars d'actifs sous gestion. JP Morgan a précisé, dans son communiqué, que certaines obligations nigérianes seront retirées de l'indice à la fin du mois de septembre et le reste d'ici fin octobre. La banque d’investissement a également clairement signifié aux autorités nigérianes qu’elles devraient restaurer la liquidité du marché des changes d'une manière qui permette aux investisseurs étrangers d'effectuer des transactions sans trop d’obstacles, pour éviter une radiation de l’indice GBI-EM.

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