MAGHREB
15/09/2015 10h:42 CET

Tunisie: Les grandes lignes du plan quinquennal 2016-2020 publiées par le ministère du Développement,de l'investissement et de la coopération internationale

ASSOCIATED PRESS
Tunisia's Minister for Infrastructure and Transport Yassine Brahim pauses before answering questions during a media conference regarding recent events in Tunisia at the World Economic Forum in Davos, Switzerland on Saturday, Jan. 29, 2011. (AP Photo/Virginia Mayo)

Le gouvernement tunisien a publié mardi les grandes lignes d'un plan quinquennal qui prévoit notamment, à la faveur d'une série de réformes, une réduction sensible du taux de chômage, sur la base d'une croissance soutenue très éloignée de son rythme actuel.

Selon le ministère du Développement, de l'investissement et de la coopération internationale, ce "plan stratégique 2016-2020" repose sur un taux de croissance moyen de 5%. Dans le même temps, celui du chômage doit passer de 15,2% à 11%.

A ce jour, une personne sur six vit sous le seuil de pauvreté, et le chômage atteint près de 30% (28,6%) parmi les diplômés de l'enseignement supérieur, relève le ministère dans une "note d'orientation".

Parallèlement, le déficit public, qui atteint 8,5% du PIB en 2015, doit être ramené à 6,8% à l'horizon 2020.

Pour atteindre cette série d'objectifs, la note prône la mise en place de mesures destinées à améliorer l'environnement économique et social du pays.

Cinq points sont ainsi mis en avant, de la "bonne gouvernance" à la diversification du tissu économique en passant par le développement durable et la régionalisation.

Ces réformes doivent permettre "une récupération graduelle de l'activité économique durant les deux premières années", avant de "concrétiser le décollage à partir de 2018", indique la note.

Sa publication intervient dans un contexte difficile pour la Tunisie, pays qui a réussi sa transition politique mais peine à relancer son économie depuis la révolution de janvier 2011.

Alors que le chômage et la misère étaient au coeur des causes du soulèvement ayant poussé à la fuite le président Zine El Abidine Ben Ali, la situation s'est encore compliquée ces derniers mois avec les attentats du Bardo (mars) et de Port El Kantaoui (juin), qui ont fait 60 morts dont 59 touristes et ont durement affecté le tourisme, un secteur stratégique.

Au premier semestre 2015, la croissance s'est établie à 1% et pourrait ralentir encore à 0,5% sur l'ensemble de l'année, a récemment indiqué le ministère des Finances.

Le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, a de son côté annoncé la semaine dernière que la Tunisie allait demander un nouveau plan d'aide au Fonds monétaire international (FMI).

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