MAROC
14/09/2015 11h:25 CET | Actualisé 14/09/2015 11h:30 CET

Le Bureau central des investigations judiciaires interpelle 5 terroristes qui comptaient passer à l'acte

Le BCIJ a mis la main sur des pistolets semi-automatiques et des uniformes militaires
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Le BCIJ a mis la main sur des pistolets semi-automatiques et des uniformes militaires

TERRORISME - Nouveau coup de filet pour le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), et pas des moindres. Après avoir procédé à des arrestations dans le nord du Maroc, où l’évolution du djihadisme prend des proportions inquiétantes, les enquêteurs du FBI marocain ont arrêté trois terroristes samedi 12 septembre à Essaouira. Deux autres membres ont été interpellés le jour même à Sidi Allal El Bahraoui, dans la région de Rabat.

En lien avec Daech, et sous la bannière de Jund al-Khilafa f’il maghrib (Les soldats du califat au Maroc), en référence au groupe terroriste qui a exécuté l'otage français Hervé Gourdel en Algérie, les cinq djihadistes prévoyaient de commettre un acte terroriste au Maroc avant de rejoindre le vaste territoire de l’État islamique, à cheval sur la Syrie et l'Irak.

Le quintet était en possession d’un fusil d’assaut, de pistolets semi-automatiques, de sabres, de matraques électriques, de capsules à gaz lacrymogènes, d'uniformes militaires et surtout de matériel destiné à la préparation d’explosifs. Selon les premiers éléments de l’enquête révélés par le BCIJ, les armes ont été introduites via la frontière avec l’Algérie.

I.S, le chef du groupuscule marocain, un trentenaire célibataire originaire de Zagora, ainsi que les autres membres, ne se sont jamais rendus auparavant dans les territoires occupés par Daech.

Si les hommes de Abdelhak Khiam ont déjà démantelé une dizaine de cellules terroristes depuis la création du BCIJ en mars 2015, c’est néanmoins la première fois qu’ils mettent la main sur une cellule qui comptait passer à l’acte avant de quitter le pays.

"Les cellules que nous avons démantelées auparavant prévoyaient de rejoindre Daech et de suivre des entraînements avec ce groupe avant de revenir frapper le Maroc. La différence avec cette cellule c’est qu’elle envisageait d’emprunter le chemin inverse", explique le chef du BCIJ .

Particulièrement actifs dans la galaxie djihadiste sur Internet, les cinq terroristes étaient d’ailleurs en possession de passeports et attendaient les instructions d’un chef de l’organisation terroriste pour passer à l’acte.

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