MAROC
14/09/2015 06h:45 CET | Actualisé 14/09/2015 07h:27 CET

Élections locales et régionales: Les alliances chamboulées par l'Istiqlal?

Élections locales et régionales : Les alliances chamboulées par l'Istiqlal?
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Élections locales et régionales : Les alliances chamboulées par l'Istiqlal?

ALLIANCES - Le suspense est à son comble alors que doit se dérouler aujourd’hui l’élection des présidents de régions suite au scrutin du 4 septembre dernier.

En effet, aux premières heures de ce matin, une grande partie de la presse marocaine en ligne ainsi que les réseaux sociaux se sont fait l’écho d’un chamboulement majeur dans la structure des alliances en cours, avec la probable sortie de l’Istiqlal de l’opposition afin de rejoindre la majorité en tant que "soutien critique".

Le parti nationaliste aurait en effet tenu un conseil national hier soir, lors duquel aurait été dissoute l’alliance de ce dernier avec le Parti Authenticité et Modernité (PAM), et partant, le soutien des candidats de la majorité lors des élections des présidents de régions et de communes. Lors du même conseil, Chabat a également annoncé qu’il ne se présenterait plus pour la Présidence de la région de Fès.

En termes opérationnels, cela aurait pu signifier que quelques grandes régions emblématiques jusque-là promise au Parti Authenticité et Modernité (PAM), telles Casablanca et Tanger, devraient basculer vers le PJD avec le soutien de l’Istiqlal.

Or, ces deux régions voient concourir pour leurs têtes respectivement les N°1 et N°2 du PAM, Mustapha Bakkoury et Ilyass El Omary. Toutefois, selon les dernières informations, Bakkoury comme El Omary auraient remporté ces deux régions. D’autres régions seraient également directement impactées par cette décision, telle Guelmim, promise jusqu’alors au candidat USFP, qui se verrait barrer la route par Abderrahim Bouaida du RNI.

Si un certain nombre d’observateurs s’attendaient à une décision "spectaculaire" de la part de Hamid Chabat, secrétaire général de l’Istiqlal, suite à sa défaite cuisante dans son fief de Fès, peu auraient parié sur une volte-face de cette magnitude qui, si elle était confirmée- reconfigurerait en profondeur le champ partisan national.

En effet, après une semaine rythmée par des rebondissements successifs sur fond de jeu d’alliances locales parfois incompatibles avec le pacte de majorité, l’arrivée de l’Istiqlal dans un rôle d’arbitre pour les élections régionales rebat les cartes de manière inattendue et ouvre la voie à de probables recompositions de la majorité et de l’opposition.

A un an des élections législatives, le scénario d’un remaniement ministériel semble de plus en plus inéluctable. En effet, non seulement un certains nombre de ministres en exercice vont désormais prendre la tête de régions et de grandes villes, mais une possible reconfiguration de la majorité gouvernementale ne semble plus une option à écarter avec le coup de théâtre de l’Istiqlal.

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