ALGÉRIE
14/09/2015 12h:06 CET | Actualisé 14/09/2015 12h:08 CET

Le FFS dénonce une "vente concomitante" entre Alger et Paris pour "étouffer" l'affaire Ali Mécili

Ali Mécili
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Ali Mécili

Le Front des Forces Socialistes (FFS) a dénoncé ce lundi 14 septembre le non-lieu dans l'affaire de l'assassinat du militant politique Ali Mecili à Paris confirmé jeudi 10 septembre par la Cour d'appel de Paris.

Dans un communiqué signé par le Premier Secrétaire du parti, Mohamed Nebbou, le FFS fustige un "verdict politique qui consacre le déni de la vérité et la prééminence de la raison d’Etat sur la justice et la droits de l'homme."

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Le Front des forces socialistes dont Ali Mécili était un éminent militant, très proche de Hocine Aït Ahmed accuse la justice française de "partialité" dans cette affaire et d'obéir à des considérations qui n'ont rien à voir avec les faits.

La "justice française se distingue, une nouvelle fois, par sa partialité dans le traitement de cette affaire et assure l’impunité totale à l’assassin et aux commanditaires présumés." écrit Mohammed Nebbou.

Pour le FFS, la justice française a, pour des raisons politiques, ignoré les "faits et le droit." "Dans cette affaire, telle que traitée par les tribunaux français, ni les faits ni le droit ne sont respectés ; seule la raison d’Etat a prévalu" indique le communiqué qui souligne qu'il s'agit d'un "assassinat politique".

La famille Mécili est "écœurée"

Ce verdict "n'est qu'une tentative d’une clôture politique et non judiciaire de l’affaire" s'indigne le FFS. "Le FFS se joint à la famille Mecili, conteste et dénonce, avec la plus grande force, la décision de la Cour d’appel de Paris" et s'interroge sur les "dessous d’une telle décision qui s’apparente à une vente concomitante entre la France et l’Algérie pour étouffer cette affaire."

Le FFS apporte son soutien à Anne Mécili et ses enfants pour leur "combat permanent pour la vérité et la justice" pour toute " action pouvant rendre justice dans cette affaire."

La déception de la famille d'Ali Mécili a été d'autant plus grande que le président français, François Hollande, avait assuré en juillet dernier à l'épouse du militant assassiné qu'il "souhaitait que la lumière soit faite sur cette affaire" et veillait "à ce que la transparence soit respectée dans tous les aspects de la relation franco-algérienne".

Maître Antoine Comte a indiqué que la veuve et les enfants de Ali Mécili sont "proprement écœurés par la décision de la cour d’appel" mais qu'ils ne résignent pas.

“L’affaire n’est pas du tout terminée. Nous utiliserons tous les moyens à notre portée et nous continuerons à nous battre” a assuré Me Comte en évoquant un recours devant la cour de cassation.

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