ALGÉRIE
13/09/2015 11h:03 CET | Actualisé 13/09/2015 12h:53 CET

Athmane Tartag nouveau chef du DRS en remplacement de Mohamed Mediene, admis à la retraite

DR

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin aux fonctions de chef du Département du Renseignement et de la Sécurité, exercées par le général de corps d'armée, Mohamed Mediene, dit Toufik, admis à la retraite, indique dimanche un communiqué de la Présidence de la République.

"Conformément aux dispositions des articles 77 (alinéas 1 et 8) et 78 (alinéa 2) de la Constitution, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République, ministre de la Défense nationale, a mis fin ce jour aux fonctions de chef du Département du Renseignement et de la Sécurité, exercées par le général de corps d'armée, Mohamed Mediene, admis à la retraite", lit-on dans le communiqué.

Le président de la République a nommé M. Athmane Tartag, chef du Département du Renseignement et de la Sécurité, ajoute la même source.

M. Athmane Tartag, général-major à la retraite, était jusqu'à ce jour conseiller auprès du président de la République. Auparavant, il avait assumé plusieurs hautes responsabilités au sein des services de renseignement et de sécurité, conclut le communiqué.

Mohamed Mediene, en poste à la tête du DRS depuis 1990, était le dernier représentant au sein du régime algérien du groupe qui avait organisé l’annulation des législatives dont le 1er tour avait été remporté en décembre 1991 par le Front islamique du Salut (FIS). L’annulation de ces élections avait été le premier acte du drame que l’Algérie devait vivre dans les années 1990 marquées par des dizaines de milliers de morts et des milliers de disparus.

Dès son accession au pouvoir en 1999, le président Bouteflika avait œuvré patiemment à désagréger ce groupe notamment par des mises à la retraites, et ce dans le but de ramener le plein centre véritable pouvoir à la présidence, comme ce fut le cas avant 1992 et l’irruption sur la scène politique des généraux opposés à la cohabitation avec les islamistes radicaux et menés à l’époque par le général-major Khaled Nezzar.

Le départ de Mohamed Mediene a été précédé de plusieurs réorganisations du DRS, réorganisations visant visiblement à le vider de la substance de son pouvoir. Ces réorganisations ont été marquées par le rattachement direct de la direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) à l’état-major et celui de la direction de la Sécurité intérieure (DSI) à la présidence e la République.

Ce départ a été également précédé par des accusations d’échec et d’incompétence portées contre lui, à la surprise générale, par le patron du FLN Amar Saidani. Ces accusations ont été interprétées de façon plausible comme faisant partie d’une campagne visant à discréditer l’ancien chef du DRS en prélude à son éviction.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.