ALGÉRIE
13/09/2015 09h:46 CET | Actualisé 13/09/2015 09h:46 CET

Attaque israélienne contre Al Aqsa: le directeur de la mosquée arrêté, la garde jordanienne expulsée

Facebook/ShehabAgency.MainPage

Les forces d'occupation israéliennes ont expulsé, pour la première fois, la garde jordanienne positionnée sur l'esplanade des Mosquées d'Al Aqsa et arrêté le directeur de la mosquée, lors de leur attaque contre ce troisième lieu saint de l'islam.

Dimanche matin, plusieurs groupes de juifs sont entrés depuis la porte des Maghrébins, tandis que toutes les autres portes étaient fermées par la police israélienne. Le ministre de l'Agriculture Uri Ariel, un colon, se trouvait également parmi ces groupes.

A la mi-journée, plusieurs fidèles étaient toujours retranchés à l'intérieur de la mosquée et envoyaient des vidéos montrant les tirs par la police de grenades assourdissantes à l'intérieur.

L'organisation des Biens religieux (Waqf), qui gère le site, a dénoncé l'expulsion par les forces israéliennes des gardes positionnés sur l'esplanade par la Jordanie, gardienne du Lieu Saint selon le statu quo de 1967.

"C'est la première fois qu'ils évacuent tous les gardes", a indiqué Firas Al-Dibs, porte-parole du Waqf, cité par l'AFP.

"Deux d'entre eux ont été blessés par des tirs de balles en caoutchouc" et "le directeur de la mosquée Al-Aqsa, Omar Kaswani, a été blessé et arrêté", a-t-il ajouté.

"La police a cassé, depuis le toit d'al-Aqsa, des fenêtres qui sont des pièces historiques, pour tirer des grenades à l'intérieur du lieu de culte", a indiqué M. Dibs.

A rappeler qu'en novembre 2014, la police israélienne avait fermé pendant une journée la mosquée d'Al Aqsa.

Israël cherche à diviser l'esplanade "géographiquement ou via des créneaux horaires séparés", a déploré vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas, qui estime que l'interdiction faite aux musulmans d'entrer durant le créneau des visites des non-musulmans constitue une violation du statu quo.

"Aujourd'hui, ils (les Israéliens) ont réussi à faire de l'esplanade une zone sans musulmans", a déploré Khadijé Khweiss, une "mourabita" et est elle-même sous le coup d'une interdiction d'entrer sur l'esplanade pendant deux mois.

Aux abords de l'esplanade, des policiers déployés en nombre ont pourchassé les fidèles à coup de pied et de grenades assourdissantes. Plusieurs journalistes ont été molestés.

Ces affrontements sont survenus au moment où la tension est montée autour de l'Esplanade des Mosquées à la suite de la décision des autorités d'occupation, qui ont déclaré mercredi "illégal" le mouvement des "mourabitoun", un groupe de fidèles qui défend la Mosquée d'Al Aqsa.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.