MAGHREB
10/09/2015 14h:05 CET | Actualisé 10/09/2015 14h:09 CET

Tunisie: Des partis politiques affirment que la manifestation du 12 septembre sera tolérée, le Gouvernement dément

Président du Gouvernement Habib Essid
Flickr/Citizen 59
Président du Gouvernement Habib Essid

"La manifestation du 12 septembre ne sera pas tolérée", a affirmé le Bureau de Communication de la présidence du Gouvernement au HuffPost Tunisie, niant des informations véhiculées par des partis de l'opposition dont Ettakatol et l'Alliance démocratique.

"Après un dialogue avec des composantes de l'opposition et de la société civile, le président du gouvernement Habib Essid tolère la manifestation du 12 septembre et donne les instructions aux forces de l'ordre pour assurer la sécurité et la protection des manifestants", avait affirmé plus tôt Ettakatol, sur sa page officielle.

Habib Essid a "assuré que la manifestation n'allait pas être autorisée mais que les forces de l'ordre n'allaient pas s'opposer aux manifestants", a renchéri Mohamed El Hamdi, Secrétaire général de l'Alliance démocratique.

"Le Chef du gouvernement n'a fait aucune promesse à ce sujet, cela relève des prérogatives du ministère de l'Intérieur", a encore réfuté le bureau de communication de la présidence du Gouvernement, niant également le fait qu'une réunion "officielle" ait eu lieu entre Habib Essid et ces partis de l'opposition.

Des partis de l'opposition et des organisations de la société civile ont appelé à une grande manifestation à Tunis, le 12 septembre, pour demander le retrait du projet de loi de réconciliation économique et financière présenté par le président Béji Caid Essebsi, en juillet dernier.

Prétextant la "guerre contre le terrorisme", le maintien de la sécurité et "l'intérêt du pays", la présidence du Gouvernement a insisté sur la "nécessité de retarder les manifestations à cause des sérieuses menaces auxquelles est confronté le pays", dans un communiqué publié ce jeudi.

"Le communiqué du Premier Ministère est clair, les partis peuvent dire ceux qu'ils veulent", a conclu un responsable du Bureau de Communication au HuffPost Tunisie, avant d'ajouter que, "tout manifestant devra assumer sa responsabilité."

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