MAROC
10/09/2015 07h:48 CET

Pétrole et énergies renouvelables: "L'expérience russe est la bienvenue au Maroc"

rafinierie de pétrole russe à Ploiesti
benkamorvan/Flickr
rafinierie de pétrole russe à Ploiesti

ÉNERGIES - Le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Abdelkader Amara, a invité, mercredi à Rabat, les entreprises russes à investir au Maroc dans le domaine des énergies renouvelables et de l'exploration gazière et pétrolière.

"L'expérience russe dans l'exploration pétrolière et les énergies renouvelables est la bienvenue au Maroc", a déclaré M. Amara lors d'une rencontre avec une délégation russe présidée par le vice-ministre russe de l'Energie, Yuri Senturine.

Les entreprises russes sont invitées à participer aux appels d'offres internationaux au Maroc qui sont "rigoureux et transparents", a-t-il insisté, indiquant que le royaume "accorde un intérêt particulier à l'intégration industrielle locale" (dans ces appels d'offres, ndlr). "Nous mettons l'accent sur le solaire et l'éolien et nous sommes ouverts sur d'autres énergies", a-t-il expliqué, exprimant sa satisfaction du "regain d'intérêt russe pour le Maroc".

Le Maroc, dont la moitié de son activité minière se concentre sur le phosphate, ambitionne de développer les activités hors phosphates pour les années à venir, a-t-il précisé, ajoutant que de nouvelles lois ont été élaborées pour développer d'autres mines.

Un premier pas vers l’Afrique subsaharienne

"Nous comprenons la situation des marchés pétroliers, mais nous visons une coopération à long terme", a-t-il renchéri, estimant que le Maroc serait une plateforme pour conquérir le marché subsaharien.

M. Amara a aussi émis le souhait de renforcer la coopération dans le domaine hydraulique. Lors de sa visite de travail à Moscou en avril 2015, il avait exprimé les besoins du Maroc en gaz naturel liquéfié. Un projet d'accord en matière de recherche géologique et d'exploration du sous-sol est en cours de discussion entre les parties marocaine et russe.

Les entreprises russes "s'intéressent toujours à l'investissement au Maroc", a souligné, pour sa part, le vice-ministre russe, Yuri Senturine qui conduit une délégation composée de représentants de plusieurs grosses entreprises comme Gazprom et Rosneft.

Le ministre russe de l’Energie bientôt au Maroc

"Les entreprises russes ici présentes peuvent participer au développement du programme énergétique du Maroc", a déclaré M. Senturine qui a annoncé la visite du ministre russe de l'Energie au Maroc en octobre prochain, et souligné les efforts déployés par le Maroc, notamment en matière de construction de terminaux gaziers.

La délégation russe, qui comprend des représentants d'entreprises opérant dans les secteurs du gaz, du pétrole, de l'électricité et de l'énergie solaire, a eu des réunions avec les responsables et experts marocains concernant l'électricité, le gaz naturel, les énergies renouvelables et la recherche scientifique.

Les relations de coopération entre les deux pays sont régies par la Commission intergouvernementale maroco-russe qui a été instituée par l'Accord de coopération économique, scientifique et technique signé le 15 avril 1994.

D'importants ouvrages et projets ont été réalisés au Maroc avec la contribution d'entreprises russes, comme c'est le cas pour le financement des centrales électriques de Jerada (165 MW) et les usines hydroélectriques d'Al Wahda (247 MW), selon un document du département de l'Energie et des mines.

Dans le domaine commercial, le groupe de l'Office chérifien des phosphates (OCP) importe de la Russie un volume annuel de l'ordre de 1,4 million de tonnes de souffre et de 400 à 500 kilotonnes (kt) d'ammoniac.

Mohammed VI devrait se rendre en Russie avant la fin de l'année, son premier voyage depuis 2002. Selon l'ambassadeur du royaume au Russie, Abdelkader Lechebeb, "des experts marocains issus des domaines de l'énergie, de la pêche, de l'industrie militaire et de l'agriculture ont déjà visité Moscou", et "de nombreux accords seront signés pendant cette visite".

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