MAROC
09/09/2015 11h:49 CET | Actualisé 09/09/2015 11h:50 CET

Microsoft Maroc : Vers un "permis professionnel numérique de l'emploi" ? (VIDÉO)

NOUVELLES TECHNOLOGIES - Avec une demande grandissante des entreprises marocaines pour la maitrise des compétences technologiques, avec 70 % des offres d’emploi qui intègrent la maitrise des NTIC, la mutation technologique de l’enseignement supérieur semble plus que jamais à l’ordre du jour. "Nous devons accompagner les jeunes à avoir les dernières connaissances technologiques. On ne peut pas se permettre d’avoir une fracture numérique entre pays, entre le Nord et le Sud, entre le Maroc des villes et le Maroc rural, entre le Nord du Maroc et le Sud du Maroc, on doit tout faire pour donner l’égalité des chances à ces étudiants d’accéder aux dernières technologies", estime le Directeur Général de Microsoft Maroc, Samir Benmakhlouf.

Mise à jour...

L’éditeur de solution informatiques accompagne depuis 2012 l’Etat dans cette mutation, dans le cadre notamment d’un partenariat entre Microsoft et l’ensemble des universités marocaines. "Nous avions remarqué que la plupart des enseignants sont en train d’enseigner ce qu’ils ont appris il y a dix ans, il y avait un décalage énorme! ", souligne le directeur général qui se félicite à ce titre du succès du programme Microsoft IT Academy, "nous offrons pratiquement 600 cours fait par Microsoft et mis à jour par Microsoft à la disposition des professeurs et des étudiants en version on line et off line".

Outre la modernisation des pratiques pédagogiques, il s’agit également pour Microsoft Maroc de s’impliquer sur le volet de l’employabilité des jeunes. "C’est bien d’avoir un diplôme mais l’entreprise s’attend à une expérience spécifique, un savoir-faire d’une technologique spécifique. Les études disent que 90% des managers préfèrent les étudiants qui sortent avec des certifications", souligne Samir Benmakhlouf. Face à ce constat, le groupe déploie ses effort sur la mise en place de certifications Microsoft. "On a pu passer au Maroc de pratiquement 1.600 certifications par an à plus de 180.000, ce qui montre l’engouement que les jeunes ont pour ces certifications", précise-t-il.

Smart Cities, projets d'éducation, etc.

Sur sa lancée, Microsoft Maroc appelle à la réalisation de grands projets de la part des institutions publiques et privées. "Nous avons besoin de projets de transformation, des projets de e-Gouvernement, des projets de Smart Cities, des projets d’éducation, de gestion financière, de dématérialisation des procédés qui auront un impact sur les citoyens et sur les entreprises", plaide Samir Benmakhlouf. "Il suffit d’une véritable volonté politique pour cela. Aujourd’hui on peut par exemple monter des projets de e-gouvernement sans que le gouvernement ne paie en avance", ajoute-t-il.

Le prochain chantier du groupe semble s’orienter sur Life Long Learning, autrement dit "comment donner accès à toutes ces personnes qui travaillent actuellement la possibilité de mettre à jour leur savoir-faire pour pouvoir continuer à travailler de manière optimale et productive". Un défi qui impose également la mise en place de formations et de certifications officielles. "Je pense peut-être à un permis numérique d’emploi, un permis professionnel numérique de l’emploi parce que aujourd’hui quand on conduit une voiture on a besoin d’un permis. Et pour bien conduire un e-Gouvernmenent ou conduire une banque, je parle d’un système d’information, il faut aussi avoir un permis", conclut Samir Benmakhlouf.

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