ALGÉRIE
09/09/2015 16h:11 CET | Actualisé 11/09/2015 14h:39 CET

Des nouvelles du film d'animation "Khamsa": "Le scénario est terminé, on attend à présent les financements"

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Aux Rencontres cinématographiques de Béjaïa, il n’y a pas que des projections. La 13e édition qui a ouvert ses portes samedi 5 septembre au théâtre régional Malek Bouguermouh s’accompagne, pour la première année, d’un "Laboratoire" visant à mettre en relation les réalisateurs en quête de financements à des producteurs et fonds de soutien cinématographique.

C’est à un de ces ateliers portant sur "les possibilités de coproduction Nord/Sud", tenu mardi 8 septembre, que le Huffington Post Algérie est tombé sur une partie de l’équipe Khamsa. Souvenez-vous. La bande-annonce de ce film d’animation algérien, surgi sur le web mi-février, avait connu un franc succès.

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Projet cherche financeurs

Six mois après l’événement, où en sont-ils ? "Le scénario a été finalisé mais, à présent, on attend les financements", répond aimablement Chafik M. Rouag, un des trois inventeurs-dessinateurs de Khamsa, avec ses compères Kamal Zakour et Khaled Chiheb, tous trois la trentaine.

"Après la mise en ligne de la bande-annonce, l’Agence algérienne de rayonnement culturel (AARC) nous a contacté et nous avons reçu plusieurs propositions de sponsoring ou production plus ou moins sérieuses", raconte Chafik M. Rouag, qui, quand il ne dessine pas pour Khamsa, travaille comme directeur artistique chez l’agence All-In. "Mais jusqu’à présent, rien n’a abouti".

Participants au "Béjaïa Film Laboratoire", Chafik et Kamel ont obtenu de précieux contacts et conseils pour avancer dans leur recherche de financement. "Comme c’est notre premier projet, toutes ces questions administratives sont nouvelles et on tâtonne un peu", reconnaît Kamal Zakour, installé comme graphiste-illustrateur free-lance. "Mais on repart de Béjaïa avec plein de nouvelles pistes. Ça a été très bénéfique".

Pour l’instant, Khamsa est soutenu par la boîte de production D-clik, où travaille Khaled Chiheb, qui gère les aspects administratif et législatif. L’équipe espère maintenant que les financements arriveront rapidement pour pouvoir avancer. "Même pour nous, c’est frustrant, Khamsa est notre bébé et nous aimerions le voir grandir", confie Chafik.

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Chafik M.Rouag, 34 ans (gauche) et Kamal Zakour, 35 ans

Peaufinage

Malgré l’absence d’argent sonnant et trébuchant, la fine équipe n’a pas chômé ces derniers mois. Les trois amis ont continué à écrire, dessiner, rechercher. Sur le net, dans les photos, courts-métrages, proverbes, séries télévisées, etc.. Tout est source d’inspiration.

"Chacun travaille de son côté puis on se réunit pour partager nos idées", explique Kamel. "L’avantage c’est que l’on fait tous les trois du dessin mais que l’on a des références et sensibilités différentes".

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L’équipe ne s’arrête jamais, même pendant le dîner Chafik dessine

Si Kamel, ex-étudiant des Beaux-Arts d’Alger, puise ses références dans la bande dessinée, surtout chez le célèbre Mœbius (Jean Giraud), Chafik, l’autodidacte, s’inspire, lui, plutôt du cinéma et de la culture américaine en général, notamment du dessinateur de comics Mike Mignola dont il adore la série Helloboy. Tous trois partagent, cependant, une fascination pour le désert, et une passion pour la science-fiction. Autant d’éléments qui se retrouvent dans Khamsa.

Encore discrets sur le scénario, Chafik et Kamel ont consenti à livrer au Huffington Post Algérie quelques détails: "l’histoire de Khamsa est construite autour du schéma du "5" - cinq éléments, cinq défis, cinq étapes - et évolue en utilisant le procédé des jeux vidéos à savoir la progression par niveau".

Galerie photoLa 13e édition des Rencontre cinématographiques de Béjaïa Voyez les images

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