MAROC
09/09/2015 08h:37 CET

Portrait de Abdelaziz El Omari, ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile et futur maire de Casablanca

DR

PORTRAIT - Projeté sur le devant de la scène politique le 20 mai 2015 lorsqu’il a été nommé ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile, Abdelaziz El Omari est considéré par beaucoup comme la "relève du PJD". Ce quadra a été désigné pour présider le conseil de la capitale économique par le Chef du gouvernement lors d’une conférence de presse le 5 septembre (le parti de la lampe s’est imposé à Casablanca avec 74 sièges sur 147).

Outre ses diplômes d’ingénieur d’Etat en Electronique de l’Ecole Mohammedia, de licence en Droit public et de master en gouvernance locale de la Faculté de Droit de Mohammedia, la natif de Errachidia ( en 1968) est depuis 2008 engagé avec le PJD à Casablanca. Ingénieur dans des entreprises semi publique de 1991 à 2002, El Omari décide ensuite de se consacrer pleinement à son poste de député qu’il occupera jusqu’en 2014.

Il a également occupé le poste de secrétaire régional du parti de la lampe pour la région du Grand Casablanca de 2008 à 2012 avant d’enchainer avec la présidence du groupe PJD à la chambre des représentants de 2011 à 2012. Il est en outre membre du Conseil national et du secrétariat général du PJD ainsi que directeur général du parti depuis 2012, ce qui concrètement, en fait le numéro 4 de sa formation, derrière Abdelillah Benkirane, Saadeddine El Othmani, Souleimane El Amrani. Nos confrères de Médias24 prêtent une certaine proximité entre Benkirane et El Omari, ce qui expliquerait que le Chef du gouvernement lui ait proposé la candidature au poste de directeur général du parti mais aussi de ministre, et plus récemment, de maire.

El Omari est décrit par ses proches comme étant "calme, intelligent et loyal", lui qui porte les couleurs du parti depuis ses années universitaires. "Ses études, notamment dans le management, l’aideront beaucoup dans la gouvernance de la ville de Casablanca". Le site du PJD loue également la "piété extrême" du père de famille.

Pour les sceptiques, plusieurs interrogations subsistent quant à ses capacités de gouvernance et de gestion au niveau de la région, le (récent) ministre n'ayant pas d'expérience en la matière.

LIRE AUSSI :