MAGHREB
08/09/2015 06h:32 CET | Actualisé 08/09/2015 09h:23 CET

Les deux Corées d'accord pour une réunion des familles séparées par le guerre

A man looks at a television screen showing an image of Kim Jong Un, leader of North Korea, during a news broadcast on North Korea's exchange of fire with South Korea at Seoul Station in Seoul, South Korea, on Friday, Aug. 21, 2015. North Korean leader Kim Jong Un ordered his army to prepare for war after an exchange of fire with South Korea, ratcheting up the rhetoric as the latest skirmish between the two nations intensifies. Photographer: SeongJoon Cho/Bloomberg via Getty Images
Bloomberg via Getty Images
A man looks at a television screen showing an image of Kim Jong Un, leader of North Korea, during a news broadcast on North Korea's exchange of fire with South Korea at Seoul Station in Seoul, South Korea, on Friday, Aug. 21, 2015. North Korean leader Kim Jong Un ordered his army to prepare for war after an exchange of fire with South Korea, ratcheting up the rhetoric as the latest skirmish between the two nations intensifies. Photographer: SeongJoon Cho/Bloomberg via Getty Images

La Corée du Nord et la Corée du Sud sont convenues mardi d'organiser en octobre une réunion des familles séparées par la guerre (1950-53), à l'issue de discussions marathon entre des représentants de la Croix-Rouge des deux pays, a annoncé le ministère sud-coréen de l'Unification.

Cette rencontre, la deuxième en cinq ans, se tiendra du 20 au 26 octobre dans la station de montagne nord-coréenne de Kumgang, a ajouté le ministère, qui s'occupe des affaires intercoréennes.

D'après la presse coréenne, Séoul souhaitait que cet événement soit organisé avant le 10 octobre, date du 70e anniversaire de la fondation du parti unique au pouvoir en Corée du Nord, de peur que Pyongyang ne s'empare de l'occasion pour commettre un acte provocateur susceptible de faire capoter la rencontre.

Aux termes de l'accord conclu dans le village frontalier de Panmunjom, où fut signé le cessez-le-feu de 1953, 100 personnes seront sélectionnées de part et d'autre de la frontière pour prendre part à l'événement.

Les discussions entre responsables de la Croix-Rouge des deux Etats rivaux avaient commencé lundi matin et se sont poursuivies durant la nuit.

Elles sont le résultat d'un compromis conclu le 25 août pour mettre fin à une crise qui menaçait de précipiter les deux Corées dans un conflit armé.

Des millions de personnes ont été séparées par le conflit qui avait consacré la division de la péninsule coréenne. Bon nombre d'entre elles sont mortes sans avoir pu revoir ou parler à leurs êtres chers. Toute communication civile interfrontalière est interdite.

Environ 66.000 Sud-Coréens, dont beaucoup d'octogénaires et de nonagénaires, sont sur liste d'attente pour participer à une éventuelle rencontre.

Les réunions des familles avaient véritablement commencé après un sommet historique Nord/Sud en 2000. A l'origine, il y avait une rencontre par an mais les tensions qui surgissent régulièrement dans la péninsule avaient eu raison de ce rythme. Plusieurs réunions ont été annulées par la Corée du Nord à la dernière minute.

Pyongyang a d'ores et déjà accusé Séoul de vouloir présenter l'accord du 25 août comme un recul nord-coréen, et prévenu qu'il serait jeté aux orties, y compris la clause sur la réunion des familles, si Séoul persistait à émettre des "remarques délirantes".

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