MAGHREB
08/09/2015 11h:41 CET | Actualisé 08/09/2015 11h:49 CET

Christine Lagarde(FMI) encourage la Tunisie à poursuivre sur la voie des réformes

TUNIS, TUNISA - SEPTEMBER 7: In this handout photo provided by the IMF, International Monetary Fund Managing Director Christine Lagarde meets with Central Bank of Tunisia, Chedly Ayari (R) at the Carthage Airport on  September 7, 2015 in Tunis, Tunisia.  (Photo by Stephen Jaffe/IMF via Getty Images)
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TUNIS, TUNISA - SEPTEMBER 7: In this handout photo provided by the IMF, International Monetary Fund Managing Director Christine Lagarde meets with Central Bank of Tunisia, Chedly Ayari (R) at the Carthage Airport on September 7, 2015 in Tunis, Tunisia. (Photo by Stephen Jaffe/IMF via Getty Images)

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a appelé mardi la Tunisie à poursuivre son "vaste chantier de réformes" tout en saluant la "résilience" d'une économie faisant face à de nombreuses difficultés.

"L'économie tunisienne a su faire preuve de résilience malgré les attentats "terribles" du Bardo et de Port El Kantaoui et une conjoncture internationale qui n'est pas facile", a dit lors d'une déclaration à la presse Mme Lagarde, qui s'est entretenue dans la matinée avec le président Béji Caïd Essebsi et le Premier ministre Habib Essid.

"Lors de nos échanges avec monsieur le chef du gouvernement, nous nous sommes accordés sur la nécessité de faire avancer dans les meilleurs délais le vaste chantier de réformes qui demeure à exécuter", a-t-elle poursuivi.

"Pour maintenir la croissance, pour créer les conditions de la prospérité, pour créer surtout des emplois il est impératif à la fois de maintenir la sécurité, la stabilité macro-économique et financière afin que la confiance soit restaurée" chez les investisseurs tunisiens et étrangers, a-t-elle encore dit.

"Pour ce faire il est évident que le système bancaire doit être solide", a déclaré Mme Lagarde, en évoquant aussi la nécessité d'"un Etat et une fonction publique efficaces, un système fiscal équitable et performant et un climat des affaires qui soit plus propice à la concurrence ainsi qu'un dispositif de protection sociale moderne".

Elle s'est dite "confiante (...) dans la capacité de la Tunisie à relever ces défis".

Depuis la révolution de 2011, le pays peine à relancer son économie. La situation s'est encore aggravée avec les attentats du Bardo en mars et à Port El Kantaoui en juin, qui ont fait 60 morts dont 59 touristes et ont durement affecté le secteur.

Au premier semestre 2015, la croissance s'est établie à 1% et pourrait ralentir encore à 0,5% sur l'ensemble de l'année, selon le ministère des Finances.

En 2013, le FMI avait octroyé à la Tunisie une ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars sur deux ans dans le cadre du plan d'aide destiné à soutenir la transition politique. Cette ligne, qui devait expirer en juin, a été prolongée de sept mois pour permettre au pays d'adopter les réformes économiques exigées en contrepartie de l'assistance financière du FMI.

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