MAROC
07/09/2015 05h:05 CET | Actualisé 07/09/2015 05h:13 CET

Ces ministres qui ont remporté (ou pas) la bataille des élections

Ces ministres qui ont remporté (ou pas) la bataille des élections
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Ces ministres qui ont remporté (ou pas) la bataille des élections

ÉLECTIONS - Sur les 38 ministres du gouvernement, ils étaient douze (dont 4 femmes) à se porter candidat aux élections communales et régionales, "ce qui représente 31,5% de l’Exécutif et jusqu’à 40% si on ôte les ministres non-partisans", décrypte le spécialiste de droit public Mohamed Saham. Un record dans l’histoire récente du pays, qui s’explique notamment par les enjeux des régionales.

De fait, les Conseils régionaux disposeront désormais de prérogatives décisionnelles et exécutives élargies, qui ouvrent de larges perspectives pour le développement local.

"Dans les stratégies de carrières, il vaut mieux, aujourd’hui et demain, être président de région qu’être ministre (…) cela donne une capacité de mobilisation et d’influence extrêmement importantes", dixit le politologue et avocat Mustapha Sehimi, sur le plateau de l’émission "60 minutes pour comprendre".

PJD à 60%

Le Parti justice et développement (PJD), qui a remporté la bataille des villes, a aligné 5 de ses ministres. Résultat : trois d’entre eux se sont imposés, selon les premiers résultats publiés samedi. Parmi les villes où le parti de la lampe dispose de la majorité absolue figurent Casablanca, Fès, Kénitra.

Aziz Rabbah, l’actuel ministre du Transport, de l’équipement et de la logistique, devrait briguer un second mandat à la tête de la mairie de Kénitra, qu’il administre depuis 2009. Dans la ville de Fès, le PJD s’est imposé au détriment de l’Istiqlal de Chabat. Driss Azami, tête de liste à Fès et ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des finances chargé du budget, occupera donc le poste de maire de la capitale spirituelle, comme l'a annoncé Benkirane au lendemain du scrutin.

A Casablanca, le PJD s’est imposé face au maire Mohamed Sajid de l’Union constitutionnel. Et c’est le jeune ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile, Abdelaziz Omari, vainqueur aux communales de Hay Mohammadi, qui a été par le PJD comme candidat à la présidence du conseil de la ville de Casablanca.

Les ministres harakis tirent leur épingle du jeu...

Le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi, tête de liste PJD dans la région de Béni Mellal Khénifra, n'arrive que deuxième, tout comme la ministre de la Solidarité Bassima Hakkaoui à Fkih Ben Salah.

Le duo est devancé par le Mouvement populaire, qui a présenté deux ministres/candidats : l’actuel ministre de la Jeunesse et des sports Mohand Laenser et Mohamed Moubdie, ministre chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel.

...Contrairement au RNI et au PPS

Pour le RNI, le bilan est plus mitigé. A Guelmim, Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération décroche la deuxième place derrière l’USFP.

C’est également le cas pour Fatema Marouane, la très discrète ministre de l’Artisanat qui n’a pas réussi à s’imposer à Casablanca, ainsi que pour le ministre du commerce extérieur Mohammed Abbou, devancé à Taounate par Driss Merroun, ministre Haraki de l’Aménagement du territoire.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) avait aligné Abdeslam Seddiki. Mais le ministre de l’Emploi, n'est pas parvenu à s'imposer à présidence de Fès-Meknès.

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