ALGÉRIE
04/09/2015 06h:21 CET | Actualisé 04/09/2015 06h:22 CET

Paralysé, cet homme "remarche" volontairement à l'aide d'un exosquelette (VIDÉO)

Paralysé, cet homme "remarche" pour la première fois
UCLA
Paralysé, cet homme "remarche" pour la première fois

Les premières mondiales s'enchaînent dans le domaine médical. Après l'oeil bionique de l'hôpital de Manchester, c'est au tour de l'université de Californie et de Los Angeles d'annoncer une première mondiale. Un de leurs patients, paralysé, a réussi à marcher volontairement, grâce à un exosquelette.

Dans une vidéo publiée le 1er septembre, on peut voir Mark Pollock faire plusieurs pas, aidé de béquilles, après cinq jours d'entraînement. Au total, il a ainsi pu marcher plusieurs milliers de pas. Selon l'université, c'est la première fois qu'un patient paralysé de longue date (depuis 2010) arrive à bouger les jambes volontairement afin de faire avancer un exosquelette.

Exosquelette et stimulation électrique

Pour arriver à ce résultat, l'équipe de chercheurs a combiné deux technologies. D'abord, un exosquelette, fabriqué par la société californienne Ekso Bionics. Celui-ci n'est pas si nouveau: Mark Pollock, 39 ans et aveugle depuis 1998, en possède un depuis 2012, soit deux ans après son accident (une chute d'une dizaine de mètres) qui l'avait laissé paraplégique.

Mais jusqu'alors, celui-ci était contrôlé par télécommande. L'équipe de l'université de Californie a mixé cette aide purement mécanique à une technologie non-invasive (ne nécessitant pas d'opération) qui permet de stimuler la colonne vertébrale. Un mois plus tôt, l'université expliquait d'ailleurs avoir réussi, avec cette technique, à permettre à 5 patients de bouger leurs jambes.

Réveiller des connexions endormies

Pour réaliser cette prouesse, les chercheurs placent des électrodes sur des points stratégiques du corps et administrent un courant électrique bien spécifique. Le fait qu'ils regagnent aussi "facilement" le contrôle signifierait que "les connexions neurales sont simplement endormies et ont été réveillées", explique Reggie Edgerton, directeur de l'équipe de recherche.

"Il sera difficile de permettre aux gens complètement paralysés de marcher de manière indépendante, mais même s'ils n'y arrivent pas, le simple fait d'être l'un des moteurs de leur mouvement devrait grandement améliorer la qualité de leur vie", estime le chercheur, par ailleurs confiant sur l'utilisation de cette technique pour "des personnes sévèrement blessés, mais pas complètement paralysés".

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