MAROC
04/09/2015 06h:32 CET | Actualisé 04/09/2015 06h:34 CET

Chantage contre le Maroc: L'Observatoire de la déontologie de l'information fustige les deux journalistes français

Chantage royal: Le monde des médias se désolidarise des deux journalistes
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Chantage royal: Le monde des médias se désolidarise des deux journalistes

MÉDIAS - "L’information n’est pas monnayable". Ces quelques mots résument la position de l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI) sur l’affaire des deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, mis en examen pour avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc.

Dans un communiqué publié le 3 septembre sur son site, l'association française qui regroupe journalistes, entreprises médiatiques et représentants des publics, souligne qu'un "journaliste digne de ce nom ne saurait payer une information ou un informateur (...) et ne saurait se faire payer par une source ou un tiers intéressé pour publier, retenir ou supprimer une information”.

L’association, qui compte parmi ses membres l’Agence France presse (AFP), France Télévisions ou encore Le Monde, ajoute que "la valeur d’une information est déterminée par l’intérêt du public à la connaître, non par l’intérêt d’un journaliste ou d’une source à en tirer profit".

Et de conclure: "Ceux qui se livrent à de telles manœuvres pour étouffer ou discréditer une enquête desservent la cause qu’ils défendent et affaiblissent la démocratie, en France comme à l’étranger".

Pour rappel, les deux journalistes ont été mis en examen pour "chantage" et "extorsion de fond" pour avoir demander de l'argent en échange de la non publication d'un livre à charge contre le palais royal.

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