MAROC
03/09/2015 08h:05 CET | Actualisé 03/09/2015 08h:12 CET

Propos anti-Marocains aux Pays-Bas: Début du procès contre Wilders au plus tôt en 2016

Propos anti-Marocains aux Pays-Bas: début du procès contre Wilders au plus tôt en 2016
AFP
Propos anti-Marocains aux Pays-Bas: début du procès contre Wilders au plus tôt en 2016

PAYS-BAS - Le procès contre le chef du parti pour la liberté (PVV, extrême-droite), Geert Wilders accusé "d'incitation à la discrimination et à la haine'' contre les Marocains résidant aux Pays-Bas, commencera au plus tôt en 2016, a annoncé un porte-parole du tribunal de La Haye, chargé de l'instruction de l'affaire.

Aucune date n'a été toutefois fixée pour le début du procès contre le leader populiste connu pour son hostilité aux immigrés et à l'Islam, notamment.

Fin 2014, le parquet néerlandais avait annoncé que le député néerlandais serait jugé pour discrimination et incitation à la haine. Lors d’un meeting électoral à La Haye le 19 mars 2014, il avait demandé au public s'il fallait qu’il y ait “moins de Marocains” ou”plus de Marocains”. Il avait alors fait scander au public “Moins ! Moins ! ” et répondu : “Alors le PVV va s’en occuper.”

Le tribunal, cité mardi par les médias néerlandais, a indiqué qu'aucun retard n'a été enregistré mais il s'agit d'un "cas particulier" dont les examens préliminaires nécessitent beaucoup de temps.

En mai dernier, le Parquet néerlandais avait sommé la défense du chef de l'extrême-droite de "travailler plus rapidement" pour pouvoir commencer le procès contre Geert Wilders, poursuivi pour incitation à la haine.

Le parquet qui espérait une ouverture formelle du procès avant l'été 2015, avait accusé la défense de faire traîner le dossier.

L'avocat du leader populiste, Geert-Jan Knoops a rejeté les accusations du parquet en affirmant que "Geert Wilders, devant se défendre contre plus de 6.000 plaintes, a le droit de prendre son temps".

Geert Wilders est accusé d'avoir "insulté un groupe de personnes sur la base de leur race et d'incitation à la discrimination et à la haine", selon le parquet, qui avait estimé que "les hommes politiques peuvent aller loin dans leurs déclarations, grâce à la liberté d'expression, mais cette liberté s'arrête avec l'interdiction de discriminer".

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