ALGÉRIE
03/09/2015 11h:06 CET | Actualisé 03/09/2015 11h:06 CET

Le président du Sénat français en visite en Algérie du 8 au 11 septembre

Wikimedia Commons

Le président du Sénat français Gérard Larcher (Les Républicains) se rendra du 8 au 11 septembre en Algérie, "pays qui joue un

rôle-clé" au Maghreb, puis en Iran avant la fin de l'année, a-t-il annoncé jeudi.

"Je serai en Algérie avec une délégation du Sénat la semaine prochaine et j'ai l'intention de me rendre avant la fin de l'année en Iran pour contribuer au renforcement des relations politiques et économiques entre nos deux pays après l'accord international de juillet sur le nucléaire", a-t-il dit devant la presse lors de sa conférence de rentrée.

"L'Algérie joue un rôle clé, notamment dans le soutien qu'il faut apporter à la Tunisie et dans la situation au Maghreb", a-t-il précisé. "Je suis très inquiet pour la Tunisie, seul exemple de transition démocratique réussie, mais extraordinairement fragilisé".

"Le président Bouteflika m'a fait savoir qu'il me recevra personnellement, dans un format restreint", a ajouté le sénateur des Yvelines.

En ce qui concerne la question de l'immigration en provenance de Syrie et d'Irak, "la source du mal s'appelle Daech", a-t-il asséné. La situation des Syriens est "insoutenable" et "il va falloir qu'on évalue la coalition sur le terrain". "Je vais m'en entretenir avec les Iraniens et bien d'autres, comme les Libanais", a indiqué M. Larcher.

Enfin, "il ne faut pas s'interdire de réexaminer les accords de Schengen", a estimé le président de la Haute Assemblée, qualifiant la situation à Calais de "hotspot" (point chaud ndlr). "ll faut que nous soyons en capacité d'enregistrer les demandeurs d'asile sur les hotspots", a-t-il dit, ajoutant que "ceux qui ne relèvent pas de l'asile ont vocation à retourner dans leur pays" et "les autres à être accueillis conformément aux conventions de Genève".

M. Larcher s'est par ailleurs fait le chantre de la diplomatie parlementaire, qui "contribue de façon très active à défendre les intérêts de

notre pays". Il a donné comme exemple la Russie où il s'est rendu en février quelques jours après les accords de Minsk II.

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