ALGÉRIE
03/09/2015 12h:57 CET | Actualisé 03/09/2015 13h:36 CET

Le pouvoir fait dans la fuite en avant alors que "tous les signaux sont au rouge" estime le FFS

nebbou ffs

"Tous les signaux sont au rouge" et la "menace ne vient pas que de l’extérieur mais nous investit dans notre vécu quotidien, à travers différentes régions du pays" a averti mercredi, M.Mohamed Nebbou, Premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) à l'occasion de l'ouverture de l'université d'été du parti à Souk El Tenine (Béjaïa).

Sans évoquer directement les signes extérieurs de tensions au sein du pouvoir - comme l'affaire de l'emprisonnement de l'ancien chef de l'anti-terrorisme, le général Hassan - Mohamed Nebbou a mis en exergue la conjonction des périls économiques, sociaux politiques et géopolitiques qui pèsent sur le pays.

Une situation d'autant plus dangereuse que le "pouvoir est entrain de gâcher la dernière chance pour repenser et réévaluer collectivement les options retenues pour le pays". Cette fuite en avant du pouvoir se fait dans un contexte de "marasme économique", de montée du "mécontentement populaire".

Il n’y a pas de solution miracle, il faut reconstruire le consensus

"Il y a conjonction et convergence des pressions sécuritaires, économiques, financières et sociales, tant à l’intérieur que dans la sphère régionale et internationale" mais également une aspiration populaire grandissante de "changer la vie, de changer le système et de changer la société."

Il n'y a pas de solution miracle pour que l'Algérie dépasse avec le moindre de dégâts possibles ce "cap périlleux" : il faut une "cohésion sociale forte fondée sur un consensus sur les grandes options nationales" et un "débat national et une concertation véritable sur les sujets stratégiques et un audit sérieux de la situation économique et sociale dans le pays."

Pour le FFS, il est hors de question d’accepter que les réponses à la crise se fassent au détriment des "couches sociales précarisées". Les politiques d’austérité "quelques soient leurs camouflages connaîtraient un échec cuisant et se verraient opposer une résistance déterminée et active de notre parti" a-t-il souligné.

" Ce n’est pas aux classes populaires de payer le prix d’un " désastre dont ils ne sont pas responsables" a-t-il ajouté. Le pouvoir, a-t-il dit, tente "d’escamoter le débat politique" alors que dans les conditions actuelles "le politique prime sur l’économique et le financier, même si les réalités dans ces domaines doivent être appréhendées avec lucidité, pragmatisme et courage."

Le FFS rejette comme une "contre-vérité" l'affirmation que la crise économique et financière serait récente et liée exclusivement à la chute des prix du pétrole. L’Algérie a surtout "besoin de reconstruire un consensus national fondé sur une approche constituante et sur la construction de l’Etat de droit" .

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