MAROC
02/09/2015 10h:57 CET | Actualisé 02/09/2015 12h:41 CET

Affaire Laurent-Graciet: La DGSE dément avoir transmis aux deux journalistes des documents mettant en cause les autorités marocaines

Chantage royal: La DGSE dément avoir transmis des documents mettant en cause le Maroc
Chantage royal: La DGSE dément avoir transmis des documents mettant en cause le Maroc

RENSEIGNEMENTS - La Direction générale de la sécurité extérieure en France (DGSE) a démenti avoir "élaboré, puis transmis aux deux journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, mis en examen pour "chantage" et "extorsion de fonds" du Maroc, des documents mettant en cause les autorités marocaines.

"Le ministère de la Défense apporte un démenti formel aux allégations de presse selon lesquelles la DGSE aurait élaboré, puis transmis à des journalistes des documents mettant en cause les autorités marocaines", a expliqué le ministère au Journal du Dimanche (JDD), en réaction aux propos tenus par Catherine Graciet dans les enregistrements dévoilés par l'hebdomadaire français.

La journaliste avait confié au JDD qu'elle disposait d'un rapport de la DGSE, les services secrets français, sur Mohammed VI, "lors de ses venues en France".

"Le ministère rappelle son attachement à la relation bilatérale franco-marocaine, dans tous les domaines, notamment dans celui de la lutte contre le terrorisme", a ajouté la même source.

Le journaliste français Eric Laurent est soupçonné d'avoir contacter le cabinet royal pour annoncer qu'il se préparait à publier, avec sa consoeur, un livre à charge sur le Maroc, mais qu'il était prêt à y renoncer si on lui remettait trois millions d'euros.

Après une garde à vue de plus de 30 heures dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), juste après leur interpellation jeudi dernier, les deux journalistes avaient été déférés vendredi soir devant un juge d'instruction qui les a mis en examen pour "chantage" et "extorsion de fonds".

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris et trois juges d'instruction ont été chargés du dossier.

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