ALGÉRIE
29/08/2015 13h:24 CET | Actualisé 29/08/2015 13h:25 CET

Opep : Une réunion urgente n'est possible que par une action de la Russie

ME

La dépression des marchés pétroliers qui perdure depuis juin 2014, pourrait reprendre sa courbe ascendante en 2016, a estimé hier l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cartel pétrolier s’appuie sur les prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), qui avance une contraction de l’offre des pays non Opep pour la première fois depuis 2008. Cette contraction serait de l’ordre de 200.000b/j, en 2016, a rapporté hier le site financier Bloomberg.

Cette réduction de l’offre des pays non membre de l’Opep, proviendrait notamment du recul de l’offre du schiste américain en 2016, car "beaucoup de sociétés de schiste aux États-Unis sont accablées par les emprunts qui ont alimenté le boom de l'industrie pétrolières ces dernières années". "Les paiements d'intérêts sur les dettes des entreprises de forage, estimées à 235 milliards de $, dans l’index Bloomberg Intelligence des sociétés d’exploration et de production nord-américaines de pétrole (Bloomberg Intelligence North America Independent Explorers and Producers Index), pourraient réduire la production de certaines compagnies, tandis que d’autres ont trouvé des façons de réduire leurs coûts de production et augmenter leur efficacité", explique Bloomberg.

La part de l'OPEP dans marché mondial du pétrole a diminué en 2014

"Dans le long terme, nous allons avoir une offre inférieure des pays producteurs de pétrole hors OPEP. Nous auront en face, une augmentation de la demande mondiale, en dépit du maintien du plafond de production des pays de l’Opep, à leur tête l’Arabie Saoudite", prévoit Greg Sharenow, le vice président de du fond obligataire américain, Pacific Investment Management Company (PIMCO). La part de l'OPEP dans marché mondial du pétrole a diminué en 2014, et s’établit à son plus bas niveau en 10 ans, depuis l’expansion de la production de schiste aux États-Unis, rappelle le même site.

Exiger une action de la Russie

Le Venezuela renouvelle cette semaine, ses démarches diplomatiques auprès des pays de l’Opep, pour faire pression et obtenir l’organisation d’une réunion urgente du Cartel. "Le Venezuela est en contact avec plusieurs membres de l’OPEP, et tente de faire pression pour une réunion d'urgence avec la Russie pour définir une stratégie capable de freiner la chute mondiale des prix du pétrole", a rapporté jeudi, le Wall Street Journal. Selon ce quotidien américain, "une réunion urgente de l’Opep serait possible, uniquement si l’Algérie ou s’autres pays se joignent au Venezuela pour convaincre la Russie à engager une action ". Cette exigence est formulée jeudi, par le ministre qatari du pétrole Mohammed Al Sada, qui préside actuellement la conférence de l’Opep : "Si le Venezuela ou d'autres pays comme l'Algérie peuvent obtenir de la Russie qu’elle s’engage dans une action, alors nous pourrions avoir une raison de se réunir, mais pour le moment il n'y a rien qui nécessite une réunion urgente", déclare le ministre qatari au WSJ. Cette action serait certainement une réduction de l’offre russe dans le court terme, que seul le Venezuela n’a pu obtenir jusqu’à maintenant.

L’Algérie, le Venezuela et la Libye (appartenant au groupe des cinq fragiles de l’Opep selon la banque canadienne RBC Capital Market), ont lancé successivement des appels en ce mois d’aout, pour la tenue d’une réunion d’urgence de l’Opep. Ces appels ne seront manifestement pas entendus par les monarchies pétrolières détentrices des décisions au Cartel, si la Russie ne … fait pas d’action.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.