MAROC
29/08/2015 05h:41 CET | Actualisé 29/08/2015 08h:49 CET

Chantage contre le Maroc: Les deux journalistes français mis en examen

MÉDIAS - Les deux journalistes français soupçonnés d'avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, ont été mis en examen ce samedi 29 août, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Eric Laurent et Catherine Graciet sont poursuivis pour "chantage" et "extorsion de fonds" et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, selon la même source.

Ces derniers, placés jeudi en garde à vue, sont arrivés vendredi soir au palais de justice de Paris pour être présentés à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon, Le Monde qui cite une source proche du dossier, Eric Laurent a reconnu durant sa garde à vue avoir demandé 3 puis 2 millions d’euros au Maroc.

L'affaire, singulière et rocambolesque, a été révélée peu après l'arrestation des deux journalistes, qui venaient de se faire remettre de l'argent lors d'un rendez-vous organisé à Paris avec un représentant du Maroc. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu faire chanter le roi du Maroc Mohammed VI avec des informations supposées gênantes.

Selon le récit de l'avocat du Maroc, Me Éric Dupond-Moretti, l'affaire a débuté le 23 juillet quand Éric Laurent contacte le cabinet royal et sollicite une rencontre en disant qu'il prépare un livre. Au cours d'un rendez-vous qui a suivi, il aurait proposé de renoncer à son projet de libre monnayant trois millions d'euros.

Samedi 29 août, la chaîne d'information BFM TV a publié en exclusivité sur son compte Twitter la lettre contractuelle manuscrite signée par Eric Laurent et Catherine Graciet, dans laquelle les journalistes français s'engagent, moyennant 2 millions d'euros, à ne "plus rien écrire sur le royaume du Maroc".

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